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Pourquoi la rivalité entre HTML5 et Flash ne rime à rien

Si vous suivez ce blog régulièrement, alors vous devez nécessairement vous intéresser à minima aux technologies qui propulsent le rich commerce (oui, c’est bien de Flash dont je parle). Je n’ai volontairement jamais abordé la question du choix des technologies sur ce blog car j’estime qu’elle n’est pas pertinente. D’une part, car je le fais sur un autre blog (Pourquoi HTML5 et Flash ne peuvent être comparés et Flash et HTML5 ne sont pas concurrents) et parce que la technologie importe peu, ce qui compte, c’est l’expérience que vous allez faire vivre à vos clients et prospects. Bref, je sors de mon silence car ces derniers mois nous assistons à une authentique mise à mort médiatique de Flash. Je ne sais pas trop d’où cette tendance (manie ? perversion ?) est partie, toujours est-il qu’elle génère une sacrée polémique dont le point d’orgue est l’annonce récente de la réorientation stratégique d’Adobe vers HTLM5 et AIR plutôt que Flash sur les smartphones (Compte-rendu de la conférence Back From MAX 2011).

Si vous suivez un minimum l’actualité du web, vous avez sûrement du voir passer d’innombrables articles annonçant la mort de Flash et la suprématie de HTML5. Inutile de vous dire que je n’approuve absolument pas ces articles racoleurs qui ne sont que le reflet du manque évident de réalisme des personnes qui les ont rédigés. Dans le souhait de vous épargner une laborieuse explication technique, je me contenterais de répéter ce que j’ai déjà publié ailleurs : personne ne vous oblige à choisir entre Flash et HTML5, et certainement pas les utilisateurs, car ces deux technologies sont complémentaires. Vous pourriez me ressortir le sempiternel argument des terminaux mobiles comme l’iPhone ou l’iPad qui ne lisent pas le Flash et je vous répondrais qu’il faut être très naïf optimiste pour penser que vous arriverez à séduire vos cibles sur différents supports avec un seul site web. En ce sens, je rejoins tout à fait la position du collectif OccupyHTML : « Nous voulons avoir la liberté de choisir la technologie qui apportera la meilleure expérience aux internautes« . Pour illustrer mon propos, je vous propose de découvrir deux exemples récents exploitants Flash et HTML5.

Commençons tout d’abord avec Nissan qui vient de lancer un mini-site pour sa Juke (Nissan Juke 3D) proposant un visualisateur en 3D temps réel tournant sur la dernière version de Flash :

Le visualisateur en 3D de la Nissan Juke

Comme vous pouvez le constater, le rendu 3D est tout simplement stupéfiant (il doit bien y avoir 200.000 polygones à l’écran), incomparable avec ce que l’on avait l’habitude de voir il y a quelques années (cf. Le B-A-BA de la 3D dans Flash). Certes, l’animation est longue à charger, mais le rendu photo-réaliste vaut largement l’attente.

Est-ce qu’il serait possible de réaliser ce genre de chose avec HTLM5 ? Oui, mais en utilisant WebGL, un standard supporté par une minorité de navigateurs (les dernières versions de Chrome et Safari). Est-ce qu’il serait possible de réaliser une application équivalente sur iPad ? Oui en compilant la scène 3D dans une application distribuée via l’App Store comme il en existe déjà (Le rich commerce à l’assaut de l’iPad). Est-ce que le transformation serait plus élevé avec une application HTML5 plutôt que Flash ? Non, bien sûr que non, ça n’a rien à voir.

Deuxième exemple avec Honda qui propose un mini-site très rigolo (The Experiment) mettant en scène différents objets de notre quotidien qu’il est possible de combiner pour provoquer des réactions en chaine :

Expérimenter l'inconnu avec Honda

Est-ce qu’il serait possible de réaliser ce genre de chose avec Flash ? Oui, mais puisque ça fonctionne bien en HTML5, autant le faire comme ça. Est-ce qu’il est possible de réaliser une application équivalente sur iPad ? J’en doute, car ce mini-site se manipule à la souris, il faudrait revoir l’interface pour l’adapter à un écran tactile. Est-ce que le transformation serait plus élevé avec une application Flash plutôt que HTML5 ? Non, bien sûr que non, ça n’a rien à voir.

Au final, comme vous pouvez le constater, Flash et HTML5 sont des technologies offrant des possibilités différentes et induisant des contraintes différentes. Les deux se complètent très bien et ne vous forcent en aucun cas à choisir, car la solution universelle n’existe pas. Ceux qui prétendent le contraire ne se sont pas réellement penchés sur la question. Je referme donc cette parenthèse technique pour me concentrer à nouveau sur les usages et les expériences.

Découvrez (et oubliez) le nouveau site de Dior

Après la semaine réglementaire de teasing, le nouveau site de Dior est enfin en ligne. Que dire, sinon que je suis extrêmement déçu par ce site marchand digne du siècle dernier. Non pas que la réalisation laisse à désirer, bien au contraire, mais les choix de conception me semblent carrément anachroniques.

Mais commençons par le commencement avec en premier lieu la fameuse campagne de teasing :

Avouez qu’avec un teaser comme celui-ci, on est en droit de s’attendre à quelque chose d’exceptionnel, non ? Bref… passons et rentrons dans le vif du sujet avec la page d’accueil.

Première chose surprenante, le site accueille les visiteurs avec une très belle photo d’un magasin. Traduction : « Mais qu’est-ce que vous faites sur internet ? Venez donc nous voir en magasin !« . Je peux comprendre que les sites web d’enseignes de distribution centenaires comme les Galleries Lafayette ou Harrod’s mettent en avant leur magasin, mais là j’ai du mal à comprendre le sens de cet accueil (à moins que je ne le comprenne trop bien…).

La page d'accueil avant la page d'accueil de Dior

Donc comme vous pouvez le constater, il ne se passe rien sur cette page puisqu’il faut cliquer sur « Entrer« . Je me souviens avoir vu ce genre de chose dans les années 2000, à l’époque on appelait ça une jump page, mais c’était au siècle dernier… et nous sommes bientôt en 2012 !

Une fois la porte d’entrée poussée (j’imagine que c’est une façon de décourager les internautes et de leur faire comprendre qu’ils doivent plutôt venir en magasin), nous arrivons enfin à la véritable page d’accueil qui oriente les visiteurs vers les différents univers.

La page d'accueil des univers

Pas grand-chose à redire sur cette page, tentons donc notre chance dans le premier univers : La Maison Dior en vidéo. Après un temps de chargement plutôt court (nous en reparlerons), les différentes vidéos sont représentées sur un grand mur qui défile avec un effet de perspective 3D.

Le mur de vidéos du site de Dior

Cette interface est plutôt réussie, mais n’a rien d’original puisque Cooliris nous propose déjà un équivalent générique depuis 3 ans. Quittons donc cette partie institutionnelle, et tentons donc notre chance dans la boutique « Hommes ».

Comme vous pouvez le constater, les traitements graphiques sont cohérents avec la page précédente, mais le choix d’une vidéo en plein écran est surprenant, d’autant plus qu’il n’y a pas de zones réactives et qu’elle est plutôt longue à charger.

La page d'accueil de la boutique "Hommes" de Dior

En pages intérieures, nous retrouvons des fiches produits plutôt étriquées : petits visuels et descriptions minimalistes.

Une fiche produit de la boutique "Hommes" de Dior

Un peu déçu par la pauvreté du contenu, vous vous dites qu’ils doivent forcément se rattraper sur les mini-sites, donc retour à la page d’accueil et direction « Miss Dior ». Après un chargement extrêmement long, vous avez donc droit à une belle photo en plein écran. OK super. Vous noterez le soin apporté par les concepteurs de cette page pour rendre les liens sous la photo les plus invisibles possible :

Un mini-site de Dior

Après un autre temps de chargement affreusement long, vous avez enfin droit à détailler le produit sous toutes ces coutures. Les visuels sont beaux, mais la visite guidée sous forme de vidéo est un peu trop linéaire, j’aurais bien aimé pouvoir manipuler ce beau sac à main.

La vue du produit du mini-site de Dior

Bien évidemment ce mini-site n’est pas marchand (il vous est poliment demandé de vous rendre à la boutique la plus proche de chez vous). Finissons donc notre visite de ce nouveau site à la boutique « Horlogerie ». Là encore, les codes graphiques sont cohérents, par contre les modules enrichis exploités surprennent : un beau carrousel pour présenter les montres, mais pas de vue 360° ou de zoom XL sur des produits valant pourtant une petite fortune !

Le carrousel de l'horlogerie de Dior

Pas découragé pour autant, je me dirige donc vers la boutique « Beauté », avec comme toujours un large visuel en page d’accueil, mais un temps de chargement plus raisonnable.

La page d'accueil de Dior Beauté

Visiblement cette boutique a fait l’objet d’une refonte en début d’année, cela s’en ressent notamment dans le menu de navigation qui facilite grandement le repérage et l’orientation :

Les menus de la boutique "Beauté"

En pages intérieures, vous noterez le soin particulier apporté aux pages de collections, qui font office de page de catégorie. La page est tout à fait en accord avec le reste du site, mais reste encore largement contre-intuitive, puisqu’il faut arriver à attraper la minuscule barre de défilement horizontale en bas de page pour avoir accès à l’ensemble des produits de la collection :

La page de catégorie de la catégorie "Parfums"

Au niveau des fiches produit, la mise en page a été remaniée (on se demande pourquoi), mais le contenu reste toujours aussi pauvre : petit visuel et texte minimaliste.

La fiche produit de la boutique "Parfums"

Au final, nous avons donc un « portail » avec des boutiques très sophistiquées graphiquement, mais plutôt décevantes en terme de contenus et manquent cruellement d’intuitivité et de chaleur. Certes, il y a les codes du luxe à respecter, mais l’expérience n’est au final pas très plaisante, pourtant je me suis donné du mal pour essayer de trouver des points positifs à raconter. Ce nouveau site de Dior souffre, selon moi, d’un anachronisme manifeste : il est conforme à ce que l’on pouvait faire avec le rich media au siècle dernier, mais n’est plus en phase avec les pratiques plus « agiles » du moment que l’on retrouve avec d’autres boutiques (cf. Nouvelles boutiques pour Zara et Uniqlo).

Le fait que Dior soit une marque de luxe justifie-t-il le mauvais traitement infligé aux internautes ? Je ne pense pas, car il existe d’autres exemples de marques de luxe qui font un usage plus raisonnable du rich commerce (Gucci, Burberry, IWC, Rolex…). Je suis intimement convaincu que l’avenir du commerce en ligne ne se passera pas par un enrichissement à l’extrême des éléments multimédia (photos toujours plus grandes, films à la résolution toujours plus élevés…), mais par le choix du meilleur compromis entre valorisation des produits, simplicité d’usage et optimisation du temps de chargement. Deux leviers sont à mon sens essentiels : la richesse du contenu (textuel mais également photos, vidéos, témoignages…) et la prise en compte des terminaux alternatifs (tablettes, tv connectées…). Donc comme vous l’aurez compris, même si la réalisation du nouveau site de Dior est de qualité, l’expérience n’est clairement pas à la hauteur. Ceci nous prouve donc que l’expérience utilisateur n’est pas directement liée à la quantité de bande passante utilisée, mais plutôt à la qualité de l’accueil et du contenu.

Univers psychédéliques et immersifs pour Lipton

Saviez-vous que Lipton était une marque plus que centenaire ? Fondée dans les années 1870 par Sir Thomas Johnstone Lipton, cette marque a toujours su mettre en valeur ses valeurs au travers d’interfaces innovantes. Je me souviens ainsi de la page d’accueil de Lipton.com qui proposait de déambuler dans un champ de théiers grâce à une vue subjective qui utilisait de la 3D en temps réel.

Bref, tout ça pour vous dire qu’ils remettent ça avec une série d’animations fractales de toute beauté : Lipton Infinite Trip. Six variétés de thés sont ainsi mises en scène au travers de scènes que l’on découvre en zoomant ou en dézoomant.

Le point de départ de chaque animation est un cercle formé de six triangles (les sachets de thé de la marque sont de forme triangulaire) qui diminue progressivement pour laisser place à une série d’illustrations représentatives de l’origine des feuilles de thé (Sri Lanka, Bombay, Ceylan…). Des animations psychédéliques visuellement très impresionanntes que l’on découvre petit à petit à l’aide de la molette de la souris ou du clavier.

L'univers Sri Lanka de Lipton

Chaque univers reprend donc les codes graphiques de sa destination d’origine ainsi qu’un thème musical. L’impression d’immersion est très forte, mais est surtout très compliquée à expliquer par écrit, je vous engage donc à visiter le site pour vous rendre mieux compte.

L'univers Earl Grey de Lipton

Au final, nous avons une très belle réalisation qui permet d’illustrer les valeurs et l’héritage culturel de la marque sans avoir à montrer un produit très banal (des sachets de thé). Je trouve ces univers particulièrement inspirés et surtout idéals pour perdre 3 minutes au bureau. Vous avez bien 3 minutes à perdre ?

J’imagine qu’il serait possible de faire quelque chose d’équivalent avec une marque de café…

Avec ou sans Flash ? l’exemple Rolex

Normalement si vous lisez ce blog c’est que vous pensez que les interfaces riches ont leur intérêt sur un site marchand. OK, mais que se passe-t-il quand Flash n’est pas disponible ? Je ne suis pas en train de vous parler des puristes qui refusent tout plug-in ou des pauvres employés obligés de surfer sur le web avec une vieille d’IE sans Flash imposée par leur DSI, mais plutôt d’une mise à jour qui se passe mal ou d’un test de détection qui ne fonctionne pas comme prévu. Bref, que se passe-t-il quand vous ne pouvez plus utiliser Flash alors que cela fait des années que l’image du marque et la valorisation des produits reposent sur des animations, de la vidéo ou du son ? C’est la catastrophe !

Heureusement certains éditeurs zélés pensent à tout et prévoient une version HTML. C’est le cas de Rolex qui nous propose un site double (HTML et Flash) au contenu et à l’expérience quasi-identique. Illustration avec la page d’accueil :

La page d'accueil de Rolex en Flash

La page d'accueil de Rolex en Flash

De larges visuels et un défilement horizontal pour les têtes de rubrique, exactement comme la version HTML :

La page d'accueil de Rolex en HTML

La page d'accueil de Rolex en HTML

Idem pour les pages de contenu comme ici une rubrique sur l’expédition du sous-marin Trieste à plus de 10.000 mètres en 1960 :

Une page de contenu en Flash sur le site de Rolex

Une page de contenu en Flash sur le site de Rolex

Une vidéo en plein écran et du son pour poser l’ambiance, forcément absents de la version HTML mais qui propose toute de même des visuels et contenus identiques :

Une page de contenu en HTML sur le site de Rolex

Une page de contenu en HTML sur le site de Rolex

Pour finir je vous propose cette page produit :

Une page produit en Flash sur le site de Rolex

Une page produit en Flash sur le site de Rolex

Toujours un large visuel et une navigation locale sous forme de frise en bas de page avec un effet loupe, que l’on ne retrouve pas sur la version HTML mais dont la mise en page est encore une fois la même :

Une page produit en HTML sur le site de Rolex

Une page produit en HTML sur le site de Rolex

Que faut-il retenir de ce site ? Que les Suisses ont bien fait les choses, certes, Mais que Flash n’est pas nécessaire pour raconter une belle histoire ou pour valoriser un produit. Cette technologie (ou une autre) apporte un avantage indéniable (comme sur le page de contenu) pour un sentiment d’immersion plus prononcé mais qu’il ne faut pas faire reposer un site uniquement dessus.

Plus je navigue sur ce site et plus je me dis qu’il a été conçu en HTML et enrichi par la suite avec du Flash, juste ce qu’il faut pour ajouter une pointe d’interactivité et d’ambiance tout en maintenant une expérience cohérente entre les eux versions. C’est assurément une bonne pratique que je recommande à tous.

Voici l’enseignement que je pourrais en retirer : Si vous n’êtes pas capable de raconter une belle histoire ou de valoriser un produit avec du texte et des images alors il faut revoir votre copie. Vous aurez tout le loisir après coup de proposer une expérience plus riche et immersive mais cette étape préalable me semble indispensable pour ne pas confondre outils et moyens.

Des sites 100% Flash pour Converse et H&M

Après la grande vague des années 2000 (Boo.com, Celio…), j’ai comme l’impression que les boutiques en ligne 100% Flash font leur grand retour. Récemment se sont Converse et H&M qui s’y sont mit.

Commençons par le nouveau site de Converse (découvert chez le Capitaine Commerce) qui propose une expérience plus riche que son site satellite Converse Skateboarding. Il y a tout d’abord une page d’accueil avec un large carrousel (sobre sur le cœur de page mais chargée sur le fond et le header) :

La page d'accueil du site de Converse

La page d'accueil du site de Converse

Le plus intéressant est du côté des pages de liste avec un moteur de filtres très graphique :

La page de liste du site de Converse

La page de liste du site de Converse

Il y a ensuite des pages produit plutôt épurées mais avec un bon zoom :

Le zoom de la page produit du site de Converse

Le zoom de la page produit du site de Converse

N’hésitez pas à faire un tour sur le configurateur (un grand classique) :

Le configurateur de Converse

Le configurateur de Converse

Et pour finir il y a également une rubrique éditoriale avec du contenu audio (playlists) et vidéo :

Les contenus vidéo du site de Converse

Les contenus vidéo du site de Converse

Au final ils nous proposent une expérience très agréable avec une navigation intuitive, des produits bien mis en scène et surtout des URL lisibles à chaque écran (une bonne pratique).

Autre ambiance pour le nouveau site de H&M avec une mise en page flottante dès la page d’accueil :

La page d'accueil du site de H&M

La page d'accueil du site de H&M

Si vous cliquez sur l’image et que vous passer l’intro vous tombez alors sur une fonction étonnante, une sorte de navigateur 3D dans la nouvelle collection :

Le navigateur 3D de H&M

Le navigateur 3D de H&M

La navigation se fait à la souris et les produits défilent d’avant en arrière (de même que sur le côté) de façon anarchique. La manipulation de cette interface est compliquée car la souris réagit très mal (pas de support de la molette ou du clavier). Il y a également un moteur de filtre mais qui s’affiche de façon aléatoire.

Signalons également d’autres fonctionnalités comme le Style Guide qui fonctionne comme un magazine en ligne :

Le Style Guide de H&M

Le Style Guide de H&M

Dans la même série il y a aussi le Fashion Studio qui vous permet de composer votre look :

Composez votre look dans le Fashion Studio

Composez votre look dans le Fashion Studio

Il y a enfin une rubrique éditoriale avec des interviews de stylistes et des reportages d’ambiance :

Les Fashion Video de H&M

Les Fashion Video de H&M

Force est de constater que la forme l’emporte trop sur le fond. Comprenez par là que même si le contenu est intéressant, la mise en page flottante (menu, cœur de page…) et les fonds de page ne facilite pas le repérage et nuisent fortement à la lisibilité. J’aurais beaucoup de mal à défendre ce site car il semble sorti d’une autre époque, celle où l’on cherchait l’exploit technologique avant l’efficacité marchande ou la valorisation des produits. Bref, un contre-exemple.

Zoom XXL + e-catalogue = Zoomorama

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de différents moteurs pour faire des zooms ultra-puissants, mais il s’agit avant tout de fonctions de zooms sur des photos, pas sur des documents. C’est donc sur ce créneau que se positionne Zoomorama. Cet acteur français propose ainsi une solution de publication et de partage mais surtout une solution orientée e-commerce : Zoomorama Pro.

L’idée est donc de proposer un moteur de zoom ultra-puissant mélangée à une fonction de catalogue électronique. Illustration avec ce test sur un catalogue Louis Vuitton :

Zoomorama_LouisVuitton.jpg

Zoomorama en action sur ce produit Louis Vuitton

Le rendu est très propre, le fonctionnement intuitif et c’est plutôt rapide à charger. Autre exemple avec e-Tiquities, la référence des boutiques en ligne d’objets d’antiquité : World’s Leading Antiquities e-Commerce Store Launches with Zoomorama.

eTiquities_Zoomorama.jpg

Zoomorama en action chez e-Tiquities

Voici donc un concurrent pour Microsoft et sa technologie Seadragon que l’on retrouve dans le module Deep Zoom de Silverlight. Pour ceux qui souhaitent avoir des infos techniques plus détaillées, Zoomorama fonctionne avec Flash mais avec des spécificités qui m’échappent : La technologie Zoomorama.

Ajax et Flash a tous les étages avec LetsBuyIt

LetsBuyIt.fr vient d’ouvrir ses portes en France (j’en ai parlé dans ce billet).

Page Lets Buy It

LetsBuyit est un moteur de shopping, dont l’une des innovation est l’interface.

L’interface est en effet conçue avec trois volets :

  • La partie de gauche, qui est plutôt la partie « classique » du moteur de shopping, avec la présentation des produits, des marchands…
  • La partie de droite, qui est centré sur l’utilisateur (mon compte, mes produits préférés, …)
  • La partie centrale, qui est une zone graphique, et qui présente « différemment » les produits et les marchands.

On peut zoomer une zone, avec un effet de glissement horizontal. Exemple avec l’espace personnel ouvert :

Lets Buy It, avec l'espace personnel ouvert

Ce qui est vraiment intéressant avec ce service, c’est l’intégration assez poussé entre de l’Ajax et le Flash.

Bien sûr, l’espace central est en flash :

Zoom sur la zone centrale, pour voir et comparer les produits

le système de navigation horizontal est en Ajax (un vrai challenge, bravo Olivier et toute l’équipe !).

L’intégration entre les différentes technologie est vraiment poussée : on peut même faire du drag & drop du flash vers l’ajax !

Du rich commerce pour les produits de luxe

Loin de moi l’idée de vouloir faire des jeux de mots à 30 centimes mais je trouve que le luxe est secteur qui se prête bien aux modules rich commerce. Les précurseurs en la matière sont des ténors comme Louis Vuitton ou Gucci mais nous commençons à voir des acteurs de taille plus modeste faire des choses tout à fait intéressantes.

Premier exemple avec Luigi Bormioli, un vaisselier italien déniché par Maxdig qui propose un très bon système de navigation par bandeau latéral :

Le bandeau de navigation lattérale de Luigi Bormioli

Le bandeau de navigation latérale de Luigi Bormioli

Deuxième exemple ave Vimercati, un fabriquant de meubles italien (découvert par le Capitaine Commerce) qui nous plonge dans un carrousel 3D qui donne le tournis :

Le carrousel 3D de Vimercati

Le carrousel 3D de Vimercati

Rassurez-vous il y a aussi de très belles photos en pleine largeur qui rattrape cette intro un peu déstabilisante.

Dernier exemple avec Gestaltung, un fabriquant de cuisines anglais qui met en scène ses réalisations dans des environnement en simili 3D (via Hebiflux) :

Les scènes 3D de Gestaltung

Les scènes 3D de Gestaltung

Je précise tout de même que le luxe n’est bien évidémenr pas le seul secteur d’activité qui a tout intérêt à mettre en oeuvre les interfaces riches. Je rêve par exemple d’un supermarché en ligne en Flash (ou en Ajax)…

Rien de tel que de la 3D avec Flash pour vendre des chaussures

Une fois n’est pas coutume, je vous propose de découvrir deux très bonnes réalisation qui font un usage intensif de la 3D, mais pas dans le secteur automobile, dans la chaussure de sport.

Bien évidement vous vous doutez que je vais vous parler de Nike, et effectivement puisqu’ils viennent de sortir un nouveau site sur le thème des baskets où il est possible de créer son propre modèle et de le soumettre à la communauté dans des battlesNike Dunk: Kicks Creator.

L’idée du configurateur de chaussure n’est pas neuve mais c’est dans la réalisation que ce site se distingue avec une superbe vue en 3D temps réel qui repose sur Papervision3D. Cliquez ainsi sur l’une des entrées du Top5 pour pouvoir vous amusez avec :

Le showroom en 3D de Nike Dunk

Mais les choses sérieuses commencent réellement avec le configurateur qui tourne également sur le même moteur :

Le configurateur 3D de Nike Dunk

Rien à redire, c’est rapide à charger et terriblement efficace.

(via DoesNotCompute)

Autre exemple radicalement différent avec FootLocker qui propose un dispositif tout à fait original pour le modèle Bounce d’Adidas mit en scène dans un environnement urbain : Footlocker Bounce.

Le principe est simple : vous êtes immergé dans une vue à 360° dont vous contrôlez la caméra. Le but du jeu est de parvenir à suivre le jeune homme qui saute partout :

L'interface immersive de Foot Locker Bounce

Le mouvement de la caméra est fluide et l’on se surprend à jouer à cache-cache avec ce type qui court dans tous les sens.

(via DailyPapervision3D)

Deux exemples qui illustrent mon propos sur le recours de plus en plus fréquent à la 3D temps réel, tendance lourde de cette fin d‘année qui va très certainement se renforcer avec la dernière mouture du Flash player 10 (et peut-être même Silverlight 3).

Toujours plus de vues 3D pour le secteur automobile

Je pense qu’il va falloir vous habituer au fait qu’il ne se passera pas une semaine sans que je parle de fringues ou de bagnoles ! Mais bon… ce n’est pas de ma faute si ce sont les deux secteurs les lus dynamiques en terme d’interfaces riches marchandes.

Autant je pense que l’on a atteint des sommets en terme d’outils d’aide au choix (sélecteur, comparateur…) autant il reste encore de nombreuses innovations possibles pour la représentation des véhicules. Et c’est encore une fois la 3D qui va être à l’honneur avec deux réalisations tout à fait intéressantes.

Il y a tout d’abord ce mini-site sud-africain pour l’Audi A5 qui nous propose une déstructuration très spectaculaire de son modèle en une myriade de facettes pour mieux mettre en évidence les bénéfices du produit :

Déstructuration en cours pour l'Audi A5

Désctructuration achevée pour l'Audi A5

Très impressionnant mais avec un modèle d’interaction plutôt limité. (via Maxdig)

Dans un autre registre il y a également ce site néo-zélandais pour VW Voyage qui propose une page d’accueil très originale :

Mais le plus intéressant est que le site propose deux vues en 3D temps réelle, l’une avec Papervision3D (qui repose sur Flash) :

La 3D avec Flash / Papervision

 L’autre avec le plugin Unity3D :

La 3D avec Unity

Bien évidement si vous n’avez pas le plug-in il ne se passe rien, bien évidement c’est un peu long à charger, mais le rendu graphique est tout simplement somptueux. L’animation est très fluide et les reflets sur le sol ou la carrosserie sont ultra-réaliste. Bref, c’est la Rolls de la 3D (sans mauvais jeu de mot).

Cette dernière réalisation nous montre la maturité et surtout le potentiel du moteur Unity3D qui pourrait bien faire des ravages dans le domaine du casual gaming (via Hebiflux).