Archive pour la catégorie ‘Inspiration’

Volvo Trucks fait le buzz avec un camion, un octocoptère et des taureaux (et une ballerine, un hamster et un CEO)

Vous connaissiez sûrement Volvo pour ces voitures et ses camions, mais saviez-vous que la marque suédoise est maintenant la nouvelle reine du buzz ? Jusqu’à présent, cette discipline était réservée aux marques sportives ou extrêmes (Nike, GoPro…), mais force est de constater que Volvo Trucks est devenu beaucoup plus entreprenant en matière de vidéos virales avec des réalisations très surprenantes. Ils ont commencé par faire évoluer une ballerine entre deux camions en mouvement (Volvo Trucks, The Ballerina Stunt), puis par faire conduire à hamster (Volvo Trucks, The Hamster Stunt), et dernièrement ils ont suspendu leur CEO au crochet d’un de leurs camions (Volvo Trucks, The Hook).

La cascade est très spectaculaire et démontre l’engagement du patron de la marque qui n’hésite pas à se mettre en danger pour prouver la fiabilité de ses produits. Si ces vidéos sont très impressionnantes, elles ne représentent qu’un intérêt limité en termes d’interactivité. Et c’est là où leur dernière réalisation rentre en scène : Volvo Trucks, The Chase.

Il est donc question d’un camion participant à une course de taureaux dans les ruelles d’une petite ville espagnol pour démontrer l’agilité du modèle. Là où ça devient très intéressant, c’est que cette séquence de course a été filmée avec plus d’une trentaine de caméras que l’on peut visionner de façon synchronisée sur le mini-site The Chase 360°.

Le film déroule de façon naturelle, l’interface vous permet de suivre la progression du camion sur une carte façon GTA et de basculer d’une caméra à une autre sans interrompre la séquence. Cerise sur le gâteau, le camion était équipé d’une caméra à 360° qui permet de regarder dans toutes les directions :

La vidéo à 360° de Volvo Trucks

La vidéo à 360° de Volvo Trucks

J’apprécie particulièrement la vue de la caméra accrochée sur le dos d’un taureau :

La vue "embarquée" sur le dos d'un taureau

La vue “embarquée” sur le dos d’un taureau

J’aime bien aussi les caméras de coureurs, elles permettent de se rendre compte que l’un d’entre eux à mangé du pavé et des sabots :

La vue embarquée des coureurs

La vue embarquée des coureurs

À la fin du visionnage du film, l’interface vous propose une chronologie détaillée avec les différentes timelines et surtout vous indique les séquences que vous avez visionnées :

La chronologie de la vidéo et les différentes timelines

La chronologie de la vidéo et les différentes timelines

Que dire de ce mini-site, si ce n’est que la réalisation est très soignée et que l’expérience vécue en visionnant cette vidéo est incroyablement immersive. Assurément une des plus belles réalisations de l’année, qui justifie l’utilisation de Flash, même en cette époque où l’on ne jure que par les lecteurs vidéo en HTML5.

(via Fast Company)

GarageFuse relance l’intérêt des configurateurs 3D

Après quelques années de silence, il semble que le secteur automobile soit à nouveau sur le devant de la scène en matière d’interfaces marchandes enrichies. Tous les constructeurs ont ainsi expérimenté avec plus ou moins de succès des configurateurs 3D. Très coûteux, complexes à paramétrer en fonction des options et niveaux de finition, ils ont petit à petit été abandonnés au profit de teintiers en simili-3D.

C’est dans ce contexte que GarageFuse a décidé de lancer une offre à destination des constructeurs automobiles haut de gamme : GarageFuse Launches 3D Social Aftermarket Configurator For Car Enthusiasts. Ils proposent donc un configurateur en 3D temps réel de toute beauté.

L'interface du configurateur 3D de GarageFuse

L’interface du configurateur 3D de GarageFuse

Pour le moment, ce configurateur n’est pas encore mis à disposition du grand public, car ils sont encore en train de l’améliorer (cf. GarageFuse 3D Configurator Upgrades Now Live). Pour vous donner une idée de l’expérience proposée, je vous propose cette démonstration vidéo :

Concernant les aspects techniques, le moteur 3D a été développé par DreamSoft, un spécialiste des modules de visualisation, comme en témoigne leur portfolio. Ce moteur est en Flash, un choix qui semble anachronique au vu des dernières statistiques de couch commerce. Ceci étant dit, l’important n’est pas le moteur de rendu, mais plutôt la couche “métier” qui va gérer les innombrables combinaisons entre les niveaux de finition, packs et autres options à la carte.

Pour vous convaincre qu’il est tout à fait possible de proposer un moteur de rendu en Flash ET en HTML (avec WebGL), je vous propose de découvrir Car Visualizer, qui a été réalisé par une toute petite équipe de deux personnes (+360°) :

Le magnifique moteur de rendu 3D Flash / HTML de +360°

Le magnifique moteur de rendu 3D Flash / HTML de +360°

Moralité : peu importe la technologie, l’important est de proposer une expérience réellement différenciante, et ce, même si les temps de chargement sont supérieurs à 10 secondes. J’attends avec impatience de voir les premiers configurateurs grand public…

Avec la nouvelle version de Pinterest, la mode est aux tuiles

Saviez-vous que Pinterest avait lancé une nouvelle version ? Oui je sais, ce n’est pas la nouvelle du siècle, mais il faut bien reconnaître qu’il y a de l’amélioration : Pinterest rolls out its site redesign with easier access to boards and related content from a pin page. Une annonce à ne pas négliger, car ce service a su s’imposer en un temps record comme LA référence en matière de partage et d’inspirations.

La nouvelle page d'accueil de Pinterest

La nouvelle page d’accueil de Pinterest

Il est donc tout à fait logique que le service en lui-même inspire les distributeurs. H&M vient ainsi de lancer une boutique en ligne s’en inspirant : H&M’s new ‘& Other Stories’ site offers quirky but fun user experience. On retrouve sur la page d’accueil de Stories les fameuses tuiles qui caractérisent la mise en page de Pinterest :

La page d'accueil de Stories.com

La page d’accueil de Stories.com

Vous remarquerez qu’ils ont poussé le mimétisme jusqu’à adopter la même couleur de fond de page. Ceci étant dit, le côté minimaliste du site fonctionne plutôt bien, notamment sur la page catégorie qui laisse une maximum de place aux produits, avec des petits décrochages graphiques sur certaines photos de produit :

La page de catégorie de Stories

La page de catégorie de Stories

L’ambiance est la même sur la page produit avec une construction en blocs et tuiles :

La page produit de Stories

La page produit de Stories

Si le site fonctionne globalement bien, je regrette que les éléments critiques (panier, bouton d’achat…) soient si discrets.

D’autres distributeurs vestimentaires se sont également inspirés de Pinterest, mais en y ajoutant leur touche personnelle. C’est ainsi le cas d’Uniqlo avec la nouvelle version de sont site, pour le moment uniquement déployé aux États-Unis. L’ambiance graphique est très proche des sites que nous connaissons, mais cette nouvelle version propose des pages de catégorie très intéressantes avec des produits présentés dans une grille qui s’adapte à la largeur de l’écran :

La page produit d'Uniqlo

La page produit d’Uniqlo

La ressemblance avec Pinterest est moins marquée, mais vous constaterez que le gris du bandeau est quasiment le même et qu’ils exploitent également une mise en page en blocs de différentes tailles (2×1, 2×2, 4*4…). De plus, les produits et blocs se réorganisent en un ballet particulièrement agréable à regarder si vous redimensionnez la fenêtre. L’effet peut être apprécié sur des pages avec beaucoup de produits comme les Weekly Picks.

La page de sélection hebdomadaire d'Uniqlo

La page de sélection hebdomadaire d’Uniqlo

Est-ce parce que Pinterest exploite une mise en page avec des tuiles qu’il faut nécessairement le faire sur votre site ? Non, mais ce mode de visualisation est particulièrement bien adapté aux pages d’inspiration ou aux longues listes de produits. Dans tous les cas de figure, cette construction de page est un modèle de clarté, donc à regarder de près.

Tesco expérimente l’hypermarché du futur avec une interface en 3D

Vous ne connaissez peut-être pas la chaine de distribution Tesco, originaire d’Angleterre, mais vous avez sans aucun doute déjà entendu parlé de cette expérimentation un peu folle dans le métro de Séoul où les usagers font leur course en prenant en photo les produits affichés au mur. Au final, une expérience pas si folle, car elle a été récupérée par un grand acteur de la distribution en France : Carrefour lance deux magasins virtuels. Je ne suis pas particulièrement fan de la stratégie du suiveur réactif, mais cette expérience permet d’en savoir un peu plus sur la façon dont les clients appréhendent et exploitent les NTIC.

Toujours dans cette logique d’expérimentation, Tesco est en train de tester un concept particulièrement innovant d’hypermarché en 3D : Tesco nears ‘dream’ of 3D ecommerce offering. L’idée est d’aspirer les catalogues de différents marchands et de créer un environnement 3D immersif dans lequel l’utilisateur s’immergera grâce à une TV connectée et le dispositif Kinect de la XBox.

Vous pourriez me dire qu’il existe déjà de nombreux concepts de magasins 3D, comme ceux proposés par Auchan ou par Sony, mais celui-ci se différencie par la volonté de proposer une interface beaucoup plus réaliste (grâce à la captation de mouvements) et des rayons personnalisés en fonction de l’historique d’achat des clients. L’interface est die “naturelle”, car il suffit de tourner la tête ou le buste pour parcourir les linéaires, de se pencher pour zoomer et de pointer du doigt un produit pour l’acheter.

Le concept d’hypermarché 3D de Tesco

La technologie, baptisée Store Trek, est développée par l’agence Keytree et me laisse tout de même très sceptique. Pour que l’expérience soit concluante, il faut dans un premier temps être équipé du matériel requis (smart TV + Xbox), et dans un deuxième temps, obtenir l’autorisation des différents marchands pour accéder à leur catalogue et l’historique d’achat via des APIs. Autant vous dire que ça fait beaucoup (trop) de conditions. Nous devrions en savoir plus le 25 octobre prochain lors de la conférence IAB Engage où les représentants de Tesco feront une démonstration détaillée.

Je suis par contre beaucoup plus intrigué par le principe de dark stores mis en place en Angleterre : Tesco to build national network of online-only dark stores. Ces magasins cachés (littéralement) servent ainsi de point de distribution de proximité pour les clients de la boutique en ligne qui veulent trouver des produits en particulier, mais ne souhaitent pas de déplacer dans les hypermarchés.

Un tunnel de commande simplifié avec Smart Check-Out de WiziShop

Le tunnel de commande est traditionnellement le talon d’Achille des boutiques en ligne. J’ai déjà eu l’occasion de pointer du doigt certaines faiblesses inacceptables (De l’intérêt de soigner votre page de paiement), mais il reste encore un gros travail à faire pour améliorer cette dernière étape. Certains y travaillent de façon isolée (Vive les tunnels de commande simplifiés), mais c’est globalement une des plus grosses lacunes du commerce en ligne.

Je ne voudrais pas jouer les donneurs de leçons, mais en pus de 10 ans, les tunnels de commande n’ont quasiment pas évolué : toujours les mêmes étapes et formulaires perfectibles. La seule évolution notable que j’ai pu remarquer est le passage d’un enchainement horizontal des étapes à un enchainement vertical que l’on a commencé à voir en 2009 chez Apple ou American Eagle (The Apple Store’s Checkout Form Redesign).

Le tunnel de commande vertical d’American Eagle

Pourtant la littérature sur le sujet ne manque pas :

Rassurez-vous, mon intention n’est pas de donner des leçons ou de me moquer, car je sais à quel point le quotidien d’un e-commerçant est complexe et force à prioriser le temps et les ressources. Malheureusement, les tunnels de commande généralement livrés avec les plateformes de commerce en ligne ne sont très clairement pas à la hauteur. Heureusement, les Français de WiziShop innovent avec le Smart Check-Out.

Ce nouveau tunnel de commande ambitionne de réduire par 2 ou 3 le temps et les erreurs de complétion : Smart Check-Out, le tunnel de commande qui permet de vendre plus. Force est de constater qu’ils ont fait du très bon travail pour améliorer l’existant et que les solutions proposées seront sans aucun doute très bénéfiques au taux de transformation. Vous pouvez tester ce tunnel sur la boutique de démonstration ou sur Dezerv (mais ça va faire exploser son taux d’attrition !).

Je vous propose de passer en revue les différentes innovations et d’y apporter quelques commentaires pour l’améliorer. Nous commençons donc avec le panier :

Le panier du SMart Check-Out

Comme vous pouvez le constater, ce panier est parfaitement clair, il met bien en évidence les informations essentielles (frais de port, date de livraison, montant à compléter pour bénéficier des frais port gratuits), le bouton de validation est bien mis en valeur et la mise en page est aérée.

Par contre il y a quelques détails qui me chagrinent :

  • Comme nous sommes dans la première étape du tunnel de commande, le header ne devrait pas être affiché. Je sais que c’est un débat récurrent au sein de la communauté, mais il me semble qu’un compromis existe sur ce point précis : un header affiché pour le panier intermédiaire et pas de header pour un panier intégrer au tunnel de commande.
  • Le champ de saisi de la remise ou du bon d’achat devrait être directement sous le total du panier. Placé sur la droite il risque de passer inaperçu, de plus, celà laisserait de la place pour ajouter des éléments de réassurance et d’incitation (promesses, engagements…).
  • Le lien “Supprimer” devrait être situé dans la colonne des quantités et non sous les produits.
  • Les étapes du tunnel de commande devraient être représentées sous forme de procecus à étapes (avec des flèches) et non avec des gros carrés. De plus, le choix de la couleur rouge est très discutable (c’est une couleur très complexe à mettre en oeuvre, car chargée émotionnellement).
  • La lisibilité du bouton d’action n’est pas optimale, l’intitulé non plus qui aurait plutôt dû être “Valider le panier“.
  • Je déteste les sites qui utilisent la première personne (“Je complète…“), est-ce le rôle de l’interface de s’exprimer à la place de l’utilisateur ?

Passons maintenant à la deuxième étape du processus avec la page d’identification / livraison / paiement :

La deuxième étape du Smart Check-Out

Là encore il y a eu un très gros effort de simplification avec l’inscription rapide (via Facebook ou Paypal), la commande en invité, des contrôles de surface sur les champs du formulaire, l’auto-complétion de la ville après avoir saisi le code postal (une fonctionnalité qui aurait dû être implémentée au siècle dernier), le ticket de caisse sur la droite qui descend en même temps que la page…

En chipotant, il est possible de faire trois remarques sur cette page :

  • Les en-têtes de bloc (“Mode de livraison“…) sont bizarrement intégrés, il devraient être bien plus visibles ;
  • Les liens “Changer” dans le ticket de caisse à droite de l’écran devraient être dans la colonne de gauche plutôt que sous le prix ;
  • Le bouton “Valider ma commande” est le même que dans la précédente étape et il n’est pas très explicite (“Valider et payer la commande“).

Outre ces quelques remarques, ce tunnel de commande est une vrai réussite, et je salue le travail des équipes. Il va s’affiner avec le temps et rehausser le niveau d’exigence des internautes, ce qui n’est pas plus mal. Voyons maintenant comment les concurrents vont réagir à cette évolution (42 Stores, Prestashop, Magento…).

5 types de sites contemplatifs

J’ai comme l’impression qu’avec la généralisation des grands écrans et des accès à haut-débit, les concepteurs se lâchent et proposent des sites de plus en consommateurs de temps et pixels. Dans mon jargon, j’appelle ça des sites contemplatifs, c’est-à-dire des sites qui sont conçus pour être regardés, simplement parce qu’ils sont beaux (par opposition aux sites utiles ou ceux proposant du contenu à valeur ajoutée). N’y voyez rien de condescendant, c’est simplement une typologie de site qui exploite beaucoup de pixels pour faire passer un message (la plupart du temps) simple. Je vous propose ainsi de découvrir un certain nombre d’exemples de sites contemplatifs.

Commençons avec le nouveau site de Dom Pérignon qui propose une rubrique Stories qui relate les rencontres de la célèbre marque de champagne avec des personnalités. De belles images en pleine largeur, un texte court et un traitement graphique minimaliste sont les ingrédients de cette rubrique qui fonctionne plutôt bien.

Les personnages célèbres liés à Dom Pérignon

Nous avons ensuite Eastpak qui édite le mini-site When Was The Last Time You Did Something For The First Time. Un minisite d’ambiance encore plus minimaliste, car il se résume à une série de courtes vidéos en plein écran que l’on parcoure en cliquant sur la flèche à droite. Là encore, ce minisite n’ambitionne rien d’autre que vous faire contempler l’écran, et éventuellement vous exposer à un petit message publicitaire à la fin.

Le ministe contemplatif de Eastpak

Autre exemple avec Nissan qui propose un minisite à scrolling vertical pour sa Note au Japon. Ce n’est pas le premier site qui utilise une technique particulière de construction de page pour que le site s’anime lorsque l’internaute fait défiler la page avec la molette de leur souris, mais la réalisation est particulièrement soignée. Comme pour les exemples précédents : c’est beau, donc on reste un peu de temps devant et on est exposé aux arguments de vente de la voiture.

Le minisite de la Nissan Note

Dans un même style, le très surprenant site de la police de Milwaukee (la plus grande ville de l’État du Wisconsin) qui propose une construction de page en scrolling parallaxe (et HTML5). Là encore, pas d’autres ambitions que de faire passer des messages sur de belles images.

Le site de la police de Milwaukee

Dernier exemple avec Les Petits Services, un minisite interactif lancé par la SNCF pour valoriser les services aux voyageurs. Ce minisite se présente sous la forme d’un film auquel l’internaute peut appliquer une ambiance en glissant dessus les icônes du bas de page.

Le minisite de la SNCF

Au final, nous avons donc cinq minisites qui misent avant tout sur leur esthétisme pour capter l’attention des internautes et leur faire passer des messages. Ni plus, ni moins. Le procédé est plutôt efficace, car ces sites remplissent tous leur objectif. Je vous mets ainsi au défi de n’y passer que quelques secondes…

Démonstrateur, zoom XL et storytelling chez Louis Vuitton

Les marques de luxe ont toujours été une grande source d’inspiration, car elles doivent faire plus d’effort que les autres marques pour valoriser leurs produits. Dans ce cadre, je vous recommande vivement de faire un tour chez Louis Vuitton qui propose en ce moment un module interactif très sympathique : The Art of Packing. L’idée est de mettre en scène l’ensemble des produits de la gamme en apprenant aux internautes l’art de bien faire sa valise.

L’interface du démonstrateur LV

Trois modèles sont proposés sous forme d’un démonstrateur où les produits sont étalés autour du sac ou de la valise. Vous avez ensuite la possibilité de suivre le guide (qui vous montre étape par étape où ranger les différents habits et accessoires) ou de ranger vous-même les objets, le tout avec une musique amusante et de belles animations.

Tous les produits de la gamme mis en scène dans un même écran

Rien de très révolutionnaire dans cette interface, mais une très belle réalisation qui donne envie aux internautes de manipuler les différents produits de la gamme. Le module vous explique même comment plier une chemise ou une veste :

L’art de bien plier votre costume LV

Au final, la seule réelle surprise est que l’on vous conseille de rouler le pull et non de le plier. OK soit, mais dans le même temps, le module vous aura permis de découvrir toute l’étendue de la gamme qui ne se limite pas qu’aux bagages (à mon avis le réel objectif de ce démonstrateur).

Tant que vous êtes sur le site, n’hésitez pas à visiter la collection au travers d’une belle page de choix où les modèles sont floutés en arrière-plan :

La page de collection de LV

Vous noterez au passage la très belle pagination en bas de page. La page de détail du produit est par contre un peu décevante avec beaucoup d’espace perdu et une photo à mon goût beaucoup trop petite :

La page de détail d’un produit

Heureusement cette minuscule photo est compensée par un zoom XL qui permet de bien apprécier les détails de  (notamment grâce à l’éclairage qui fait bien ressortir le grain de la texture) :

Le zoom XL de LV

Et tant que vous êtes sur le site, faite donc un tour du côté de Louis Vuitton Express pour écouter, regarder et apprécier le récit d’un voyage en train de Paris à Shanghaï :

La page de contenus de LV

Rien de neuf dans cette rubrique, mais de belles images et un récit parfaitement rythmé au gré des villes que le protagoniste traverse. Du brand content diablement efficace comme je les aime !

Macy’s vous aide à trouver le jean qui vous ira le mieux

Choisir un vêtement en ligne n’est pas chose facile, il existe bien des solutions de mannequins virtuels comme fits.me, mais ça reste un exercice périlleux. Le choix est d’autant plus périlleux quand il s’agit d’un jean, voilà pourquoi les marques proposent toujours un assistant au choix (comme chez AE ou Topman par exemple).

Après une première expérimentation pour les femmes (Macy’s Partners With Start Up To Find Your Perfect Pair Of Jeans), Macy’s propose maintenant un module d’aide au choix pour les hommes particulièrement pertinent : True Fit.

Trouvez le jean qui vous correspond le mieux grâce à True Fit

Le principe est de définir votre profil (au sens propre) à partir des différentes marques distribuées dans les rayons. Les utilisateurs sont donc invités à décrire les jeans qu’ils portent le mieux en indiquant le modèle et la taille :

Indiquez au système les jeans qui vous vont le mieux pour définir votre profil

Une fois cette étape achevée, les utilisateurs peuvent mentionner leurs mensurations et sauvegarder leur profil :

Sauvegardez votre profil pour avoir des recommandations personnalisées

À partir de là, lorsque les internautes visitent la page d’un jean, une jauge leur indique si ce dernier leur ira ou pas (“True to you“). Un système plutôt malin, car il s’appuie sur les coupes de plusieurs marques. Je me demande s’il existe des équivalents en France ou en Europe… En tout cas, c’est tout à fait le genre de système qui ferait un tabac sur les boutiques en ligne de chaussures. J’imagine que ça ne doit pas être si compliqué à implémenter du moment que l’on a accès aux côtes exactes des produits.

(via Techcrunch)

Un nouveau site pour Reebok

Les marques de sport ont toujours été très inventives dans leurs sites et réalisations en ligne, et Reebok ne fait pas exception à la règle avec un nouveau site très original à mi-chemin entre Google et Pinterest :

La page d'accueil du nouveau site de Reebok

Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas de menu de navigation sur ce nouveau site, uniquement un gros moteur de recherche (comme Google). Les nouveautés et contenus ne sont accessibles que dans le coeur de page où des blocs de différentes largeurs s’empilent les uns sur les autres (comme Pinterest). Une mise en page très visuelle qui laisse une grande place aux produits et qui incite les visiteurs à faire défiler la page jusqu’en bas (une petite mosaïque sur la droite de l’écran aide les internautes à se repérer sur la hauteur de page).

Pour accéder aux produits, il faut donc activer les filtres et/ou saisir des mots-clés dans le moteur en haut de page. Il est  possible de trier les résultats à l’aide de différents critères (ici la note), les résultats sont alors affichés et rafraichis de façon silencieuse. En cliquant sur un modèle, vous avez accès à différentes vues ainsi qu’un zoom :

La page de résultats de Reebok

Force est de constater que les équipes de Reebok ont pris un gros risque avec ce nouveau site qui n’est composé que d’une page unique. Certes, il y a un accès à la boutique en haut à droite, mais sinon tout se passe sur cette interface de recherche. J’imagine qu’ils comptent sur les médias sociaux pour relayer leur actualité commerciale et viraliser leurs contenus.

Malgré la très bonne réalisation, je reste tout de même sceptique vis-à-vis de ce dispositif qui se repose en grande partie sur les médias sociaux pour assurer la visibilité de la marque et des produits, c’est porter à mon sens trop de responsabilités sur des supports qui ne lui appartiennent pas.

Sinon dans un autre style, vous avez aussi le mini-site des Air Jordan 2012 qui utilisent la technique du scrolling parallaxe en diagonale.

Le nouveau site de la Air Jordan

Là encore, outre le challenge technique, je ne trouve aucun intérêt à ce site. Ça doit être parce que je ne suis pas dans la cible…

Toujours des vidéos interactives chez Ikea

Celles et ceux qui lisent ce blog régulièrement savent qu’Ikea est un annonceur régulièrement cité (notamment ici, et ). Certes, c’est une marque innovante avec un registre de communication décalé, mais c’est toujours un plaisir de découvrir les minisites qui sortent régulièrement. Dernier en date, Kitchen View en Russie. L’idée de ce minisite est de mettre en situation cinq cuisines dans des vidéos interactives que l’on apprécie au travers des yeux des personnages qui composent les scènes. Chaque scène commence ainsi par une vue générale :

La vue générique du modèle familiale

Des bulles permettent d’en savoir plus sur les produits présentés dans cette vidéo, mais le plus drôle est de basculer sur la vue d’un des personnages, comme ici le père :

La même scène vue au travers des yeux du père

Les autres scènes vous font découvrir d’autres configurations de cuisine comme ici la version “copains” :

Une autre scène animée pour mettre en valeur les cuisines de la marque

Là encore, des bulles mettent en avant les bénéfices des produits proposés, et on peut même observer cette scène au travers des yeux du poisson :

La même scène vu au travers des yeux du poisson

Faut-il mettre en ligne des vidéos suggestives du monde vu par des poissons pour vendre des cuisines ? À priori non, il existe des moyens plus simples. Il n’empêche que quand vous avez un site principal bien conçu, vous pouvez vous permettre d’utiliser des minisites comme celui-ci pour présenter de façon décalée une ligne de produits ou une nouvelle collection. Certes, les différentes scènes sont longues à charger, mais ça doit être un problème d’hébergement (le site est prévu à la base pour le marché russe) ou de mauvaise configuration du downsizing (baisser la qualité de la vidéo pour accélérer le temps de chargement).

Au final il n’y a rien de très neuf dans ce minisite, puisqu’il repose encore sur les vidéos interactives, mais ce type de dispositif se révèle toujours aussi efficace quand il est rigolo et bien exécuté (ce qui est le cas). Par contre, un minisite comme celui-ci n’est viable que si le site principal est complet et simple d’utilisation. L’austérité du site principal est ainsi compensée par le côté décalé de ces vidéos.

(via FWA)