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A la recherche d’innovations d’usage pour le commerce en ligne

Depuis que j’ai commencé à rédiger ce blog, j’ai concentré ma ligne éditoriale sur les expériences d’achat en ligne enrichies. Un enrichissement avant tout technique, au service de l’expérience utilisateur, mais très technique tout de même. Aussi je souhaiterais vous parler de différents services découverts récemment qui n’innovent pas sur le plan technique, mais sur le modèle d’engagement et la promesse faite aux prospects et clients. Prendre la parole sur ce sujet me tiens à coeur, car j’estime que ces derniers temps on nous parle un peu trop de Groupon ou Vente privée (des authentiques innovations d’usage) et qu’il serait intéressant de se pencher sur d’autres modèles fortement disruptifs.

Commençons tout d’abord avec différents sites de vente sous contrainte. L’idée maitresse est ici de précipiter la prise de décision d’achat en introduisant une forte contrainte de temps (« Si vous n’achetez pas maintenant, cette affaire vous passera sous le nez« ). Le premier site a avoir appliqué cette contrainte à grande échelle est Woot avec sa fameuse devise One Day, One Deal.

Woot, le pionnier des ventes éphémères

Depuis, d’autres se sont engouffrés dans la brèche depuis, notamment Teefury (dont je suis un inconditionnel fan). Plus récemment, nous avons pu voir arriver des modèles dérivés comme celui de WonderPrice qui propose des prix dégressifs (j’imagine qu’ils ne doivent pas avoir trop de problèmes d’invendus) :

Les prix dégressifs de WonderPrice

Mais je pense que nous avons atteint le stade ultime de la vente sous contrainte avec les Suédois de PaperCut qui propose un module de vente rapide : SpeedSale. Le principe est de vous exposer à une série de produits soldés pour lesquels vous n’avez que 4 secondes pour prendre votre décision et les ajouter au panier. Passé ce délai, les offres ne sont plus valables. Ce module est réalisé en Flash et vous impose en prime une musique carrément stressante.

Vous n'avez que 4 secondes pour mettre ce produit dans votre panier

N’est-ce pas un peu suicidaire de proposer cette expérience de vente à une époque où l’on ne jure que par la réassurance ? Je ne sais pas, en tout cas l’expérience est extrême et ne ressemble à rien de ce que vous avez déjà vécu (euphémisme).

Dans un tout autre registre, nous avons vu apparaitre un certain nombre de sites marchands adossés à des portails d’avis client et de recommandations. L’idée est de bénéficier du levier communautaire pour faciliter la prise de décision. Les grands sites comme Amazon intègrent les avis depuis le siècle dernier, mais l’approche de ces sites est de dissocier les avis de la boutique. Mais comme il y a un grand nombre d’avis, ils proposent une gamme de produits restreinte en utilisant les avis comme filtre. Le site Wize se charge ainsi de scruter la toile pour agréger le plus grand nombre d’avis et les résumer avec leur Wize Rank. Ils proposent ensuite un choix restreint à 3 ou 4 produits par catégorie :

Wize se charge de filtrer les meilleurs produits pour vous

Encore plus extrême, le site JustBuyThisOne se limite à l’affichage d’un seul produit par catégorie (avec deux variantes haut et bas de gamme). Idéal pour celles et ceux qui n’ont pas le courage de lire tous les avis.

La boutique qui ne propose à la vente que le meilleur produit de chaque catégorie

Terminons enfin avec une troisième innovation : les sites d’enchères ludiques. Le principe est d’introduire une mécanique de jeu (gambling) dans la vente aux enchères de produits. L’exemple le plus emblématique de cette catégorie est Swoopo, un service canadien qui a fermé ses portes en début d’année (il existe une page Wikipedia).

Placez vos enchères chez Swoopo pour avoir le droit d'acheter un produit soldé

La mécanique est redoutable : les utilisateurs sont incités à enchérir sur les produits mis en vente pendant un créneau d’1 h, mais les enchères ne se font que par unité de 1$. À chaque fois qu’un utilisateur enchérit sur un produit, le prix est incrémenté de 0,15$ et le temps est rallongé de 15 s. L’astuce (ou l’arnaque) est donc la suivante : si un produit à 400$ est mis aux enchères, les utilisateurs enchérissent chacun leur tour pour remporter le droit de l’acheter. Vous êtes donc amené à enchérir des dizaines de fois (donc à payer des dizaines de $) pour avoir le droit d’acheter le produit. Plusieurs personnes se retrouvent donc à enchérir des dizaines de fois pour un produit unique. Au final, celui qui remporte la mise en gagnant, mais ceux qui ont enchéri perdent leur mise. Oui je sais, c’est un attrape-couillon, mais je peux tout à fait concevoir que l’on se prenne au jeu, d’autant plus que les enchères (« bid ») peuvent être achetées par packs avec un tarif dégressif : New Swoopo.Com Auction Site, A Little Ingenious, A Little Evil.

Je ne comprends pas bien comment le site a pu faire faillite avec un modèle aussi redoutable (peut-être un problème juridique), toujours est-il que les successeurs sont déjà là avec notamment BidRodeo (je ne connais pas d’exemple français).

BidRodeo, l'autre site d'enchères ludiques

Donc au final est-ce ça l’avenir : des astuces pour stresser les utilisateurs et « forcer » les ventes en jouant sur les névroses des prospects ? Je ne sais pas. Par contre l’alternative  »historique » pour doper les ventes n’est pas non plus très reluisante : enchérir sur des mots-clés dont nous savons pertinemment qu’il n’y a qu’un seul gagnant (Google).

Ces trois approches ne sont qu’un exemple d’innovations d’usage, il en existe de nombreuses autres, notamment en jouant sur le levier social. Bien évidemment ces innovations ne s’opposent pas à un enrichissement de l’interface et de l’expérience d’achat, mais elles nous ouvrent les yeux sur d’autres façons d’approcher le commerce en ligne, pour les plus téméraires ou ceux qui n’ont rien à perdre !

Réalité augmentée, vidéos et vues à 360° sur Facebook pour Oxelo

J’ai déjà eu de nombreuses occasion de vous parler des différentes réalisations de Decathlon et des marques qui gravitent autour (ici, , une autre ici, et une , et puis , et même et enfin ). Je vais continuer cette série avec les dernières réalisations de Oxelo, la marque de sports de glisse du groupe.

Ils avaient l’année dernière mis en ligne un mini-site intéressant pour le Diabolo (un modèle de roller-blade) car il exploitait à la fois la réalité augmentée ainsi qu’une vue à 360° avec des animations interactives pour expliquer le mécanisme de freinage (principal critère de différenciation du produit) :

Les animations interactives du mini-site Oxelo

Un mini-jeu façon Frogger était également proposé pour mettre en scène les rollers dans une situation qui exploite bien l’USP du produit (le système de freinage) :

Le mini-jeu du mini-site d'Oxelo

Ils ont récemment décidé de s’appuyer sur les médias sociaux pour promouvoir et commercialiser leurs produits avec notamment un showroom sur Facebook proposant des vues à 360° des produits :

La vue à 360° des produits sur Facebook

Le social commerce est un vaste sujet qui a déjà été débattu sur mon autre blog (Les pratiques de commerce en ligne sur Facebook gagnent en maturitéLes pratiques de commerce en ligne sur Facebook ou F-commerce gagnent-elles vraiment en maturité ? et Social shopping : Il faut arrêter de se focaliser sur les boutiques Facebook). Cette boutique sur Facebook présente-t-elle un intérêt ? Non et oui. Non, car Facebook est une plateforme encore très restrictive pour y faire du commerce en ligne dans de bonnes conditions. Oui, car ce dont nous parlons n’est pas réellement une boutique en ligne, mais plutôt un showroom où l’on peut découvrir les produits en détail (un module en Flash abusivement placé dans un onglet « Shop« ).

Dans cette configuration, nous pouvons tout à fait envisager une page ciblant une communauté en particulier (ici les pratiquants de glisse urbaine) avec du contenu, des discussions… et un peu de promotion pour les produits. Il y a bien évidemment les photos pour cela, mais si vous avez la possibilité de montrer plus, alors pourquoi s’en priver ? D’autres le font très bien (cf. Des vidéos interactives sur Facebook pour Burberry). D’autant plus si la vente peut se faire dans une « vraie » boutique en ligne avec tous les éléments et techniques d’incitation, réassurance…

Et tant qu’on y est, je ne résiste pas à partager avec vous la dernière vidéo que la marque publie sur YouTube :

Vous pourriez me dire qu’il n’y a rien de très « riche » ou interactif dans cette vidéo. Et je vous répondrais que de belles images sont la base de toute activité commerciale. Et s’il y a une touche d’exotisme en plus… Il ne manque plus qu’une pincée de nudité et c’est le Nirvana !

Marques et distributeurs ne luttent pas à armes égales

Voilà plus de 3 ans que je rédige ce blog. Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais j’y parle essentiellement de ses sites de marques (des producteurs) et très rarement des sites de distributeurs. Pourquoi, car les distributeurs subissent des contraintes que les marques n’ont pas et sont bien (trop) souvent obligé de niveler par le bas la présentation des produits.

Pour les distributeurs, réaliser une boutique riche est ainsi une tâche beaucoup plus complexe que pour les producteurs car les  »généralistes » sont en effet tributaires des marques à la fois pour les visuels et les descriptions des produits. Si une marque n’est pas capable de fournir des photos de qualité (ou des vidéos), le distributeur ne va pas pouvoir faire de miracle. Non seulement il faut avoir les produits à disposition (dans les différentes configurations / coloris), mais il faut également avoir le matériel et le personnel pour réaliser des photos de qualité. Darty le fait par exemple pour les APN mais cela représente un investissement important.

Les maxi zooms financés par Darty

Vente-Privée réalise également ses propres séances de shooting, mais doit avoir pour cela un arrangement avec les marques qui déstockent. Dans le cas précis des APN, les fabricants vont même plus loin, car ils proposent même des présentations détaillées des produits sous forme de démonstrations interactives et autres configurateurs (ici chez Canon) :

La démo interactive sur le site de Canon

De même, les marques maitrisent également bien mieux les descriptions des produits tout comme les caractéristiques techniques. Les descriptions et caractéristiques sont généralement transmises sous forme de fichiers textes à plat qui rendent très compliquée la valorisation des USP et forcent généralement les distributeurs à retravailler ces contenus, ou pas ! Et c’est généralement là que ces derniers sont défavorisés : si la marque fournit des descriptions trop succinctes ou si le tableau de caractéristiques n’est pas bien formaté, ça donne des fiches produits bancales (ici chez MisterGoodDeal, mais rassurez-vous une refonte est en cours) :

Exemple de fiche produit APN chez MisterGoodDeal

Puisque l’on parle des caractéristiques, les distributeurs utilisent généralement des modules de comparaison génériques qui se contentent de listes les caractéristiques. Les marques ont toute la latitude de proposer des tableaux qui mettent en avant les différences ou qui proposent des caractéristiques d’usage plutôt que techniques (ici chez Dyson) :

Tableau de comparaison des caractéristiques d'usage chez Dyson

Dernier point : la mise en page des fiches produit. Autant un distributeur généraliste doit généralement utiliser un gabarit standard pour tous ses produits (ce qui peut poser des problèmes quand la gamme est très large), alors qu’une marque peut formater ses pages produit en fonction de ce qu’elle souhaite mettre en avant. Illustration chez Archiduchesse avec de grandes photos et une toute petite description :

Les fiches produit sur-mesure de Archiduchesse

Bref, pas évident pour un distributeur de valoriser les produits alors qu’il subit de fortes contraintes. Une marque bénéficie naturellement d’une bien plus large liberté pour mettre en scène ses produits et les commercialiser à se guise (quitte à utiliser un showroom et une boutique à tunnel de commande simplifié).

Heureusement tout n’est pas perdu d’avance et certains distributeurs font preuve d’imagination pour se différencier à l’image d’Headict qui utilise des silhouettes pour présenter les produits :

La présentation des produits chez Headict

Même s’il y a de fortes contraintes, les distributeurs peuvent donc avoir recours à des astuces pour se différencier autrement que par les promotions :

  • Utiliser une mise en scène particulière des produits avec des visuels détournés (comme l’exemple ci-dessus) ou des descriptions rigolotes comme chez Petit Zèbre ;
  • Investir dans du matériel semi-pro comme les packshot creator (qui existe en achat mutualisé et en location si je ne dis pas de bêtises) ;
  • Négocier avec les marques pour récupérer des visuels ou contenus bruts et créer des shop-in-shop utilisant des gabarits pré-formatés pour limiter les coûts d’intégration.

Je suis bien conscient qu’opérer une boutique en ligne est un travail de titan et que ce type de raffinements engendre des investissements et demande de l’énergie supplémentaire, mais n’est-ce pas un levier de différenciation efficace pour séduire les internautes sans tomber dans la spirale infernale des promotions ou le référencement payant.

Vaste sujet auquel je ne prétends pas avoir de réponse ultime, mais dont l’adorerais discuter avec vous dans les commentaires…

Des mannequins virtuels toujours plus réalistes avec Styku

Les mannequins virtuels ne sont pas nouveaux, on en parle depuis de nombreuses années. Par contre, ce qui est en train de changer, c’est le niveau de précision. Nous avons ainsi découvert récemment le très impressionnant Fits.me ou les modules de La Redoute ou My Virtual Model. Il semblerait que nous soyons passés au stade supérieur avec Styku, une solution apportant un niveau de réalisme jamais atteint :

Des mannequins virtuels photoréalistes avec Styku

Issu du monde des logiciels de CAO dédié à l’habillement, cette société possède ainsi un savoir-faire incomparable en matière de modélisation des formes et de rendu des tissus. La particularité de cette solution est de proposer un rendu 3D photoréaliste en images, mais également en animation grâce à un moteur physique très performant (sautez directement à 1’27 » pour l’animation) :

Tout ceci est très impressionnant, mais repose sur une captation précise des mensurations à l’aide d’un scanner corporel. C’est ce qui fait la force, mais également la faiblesse de cette solution : les commerçants (ou galeries marchandes) doivent s’équiper en scanners corporels pour pouvoir exploiter pleinement cette fonctionnalité. Correction : les commerçants doivent s’équiper en scanner corporel ET modéliser leurs produits avec l’outil proposé par l’éditeur.

Le fonctionnement de la solution Styku

Implanter des scanners corporels dans des zones commerçantes à forte activité ne devrait pas poser de problème, cela devrait même permettre de créer de l’animation, mais risque de limiter l’adoption de la solution. Aussi impressionnantes que soit les démos, il y a donc un revers à la médaille…

Ils sont visiblement en train de finaliser une solution alternative baptisée UFoto qui permettrait aux utilisateurs de se créer un avatar à partir d’une série de photos (l’application en extrapolerait vos dimensions). Pour le moment cette application n’est pas disponible, donc impossible d’en tester la précision.

(via Fast Company)

Nouvelles vidéos interactives pour Wrangler

La marque de jeans Wrangler s’était déjà illustrée l’année dernière avec une vidéo interactive de qualité (Manipulations rigolotes chez Wrangler). Ils récidivent cette année avec la nouvelle campagne Blue Bell et un dispositif très original toujours basé sur la vidéo. Cette histoire courte met en scène un personnage ténébreux hanté par les fantômes de son passé. L’écran est divisé en deux parties où l’histoire est racontée à l’endroit et à l’envers (façon Memento). Les internautes peuvent faire glisser la séparation pour explorer un pan de l’histoire plutôt que l’autre. Je ne vous cache pas que la narration est du coup un peu chaotique, mais qu’importe, les images sont belles.

La double narration vidéo de Wrangler

Ils proposent également un autre dispositif vidéo pour la collection 2011 où les produits sont mis en scène dans différentes vidéos que l’on peut érafler avec la souris (une métaphore pour mettre en valeur leurs jeans qui sont « usés » en usine) :

Une vidéo à user, comme leurs jeans

Il y a aussi pour finir la vidéo interactive de la campagne We Are Animals qui permet de vivre le making-off de l’affiche (un jeune homme se jette à travers une vitre) sous deux points de vue : What you see et What you feel.

J'adore faire des cascades en jean !

Au final, nous avons donc trois vidéos interactives pas forcément faciles à utiliser, avec des histoires un peu tordues et des produits que l’on aperçoit à peine. Ce dispositif est-il efficace ? D’un point de vue marchand, j’en doute. Par contre, je pense ne pas me tromper en disant que ce n’était sûrement pas l’objectif (vendre en ligne). L’idée derrière ces vidéos est plus de travailler l’image de marque au travers d’histoires plus ou moins lisibles. Et de ce point de vue-là, ça fonctionne. Après tout Diesel et Levi’s en font de même (avec du trash pour l’un et du viral pour l’autre), pourquoi s’en priver ?

(via Adrants)

Démonstrateur et vue 360° pour Truffaut

Généralement des fonctionnalités comme les simulateurs ou les vues à 360° sont réservées à des secteurs comme l’habillement ou l’automobile. Je vous propose de (re)découvrir ces fonctionnalités, mais en prenant l’air chez Truffaut qui propose un outil de composition de plantes et pots.

Le principe est de laisser les internautes choisir une combinaison de pot et plante et de l’afficher à l’échelle :

L'écran de configuration de votre plante

L’important dans cette fonctionnalité n’est pas de représenter visuellement les plantes et pots, mais surtout de le faire à l’échelle. Une règle sur le côté gauche de l’écran permet ainsi d’évaluer la taille totale de l’ensemble.

Certaines combinaisons sont même bloquées pour vous éviter de commander une plante trop petite par rapport à son pot :

Le même écran avec une autre plante

Le site offre également une vue à 360° pour les plantes et pour les pots :

La vue à 360° d'une plante

Cette solution (proposée par Kujjuk) permettrait d’améliorer le taux de transformation (entre +50% et +80%) et de diminuer le taux de retour (-12%). Une promesse particulièrement alléchante, d’autant que le prestataire se charge des prises de vue (une opération visiblement compliquée, sauf si vous avez un Packshot Creator ou équivalent).

Cette fonctionnalité vient juste d’être lancée, mais j’adorerais avoir un retour d’expérience sur l’impact (temps de visite, taux de transformation…), et je suis sûr que vous aussi bande de curieux !

De nouveaux mannequins interactifs pour La Redoute

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler des mannequins interactifs et autres avatars (cf. les articles sur les mannequins virtuels), ce sujet est toujours à la mode avec notamment la nouvelle fonctionnalité Je créé mon look proposé par La Redoute. Ces mannequins virtuels sont propulsés par la technologie de E-Fijy dont j’ai également déjà parlé sur ce blog.

Le module se présente donc sous la forme d’une silhouette à personnaliser et à équiper (4 visages sont disponibles) :

Habillez votre mannequin virtuel à La Redoute

Il est également possible de suivre les conseils d’un styliste qui propose des ensembles adaptés à votre morphologie :

Les conseils du styliste en fonction de votre morphologie

Il y a enfin une galerie avec les différentes créations des internautes :

Votez pour les ensembles proposés par la communauté

Un module de mannequin virtuel sans fioriture qui délivre exactement ce qu’il a promis. Cette réalisation confirme ma théorie du « rich commerce raisonné » sur les modules d’assistance à la vente qui proposent une expérience plus riche pour un budget de réalisation très raisonnable (comparativement au développement d’une solution propriétaire).

De l’art de concentrer l’attention

Si vous lisez ce blog régulièrement alors vous devez être au courant de mon intérêt pour le minimalisme (bon OK, j’exprime plus cet intérêt sur mon autre blog SimpleWeb.fr). Toujours est-il qu’Apple avait (encore une fois) enchanté la communauté des designeurs avec une astuce visuelle toute simple sur sa page d’accueil : n’afficher que le visuel du produit pendant quelques secondes avant de faire apparaitre le reste des éléments graphiques (menu de navigation, cartouches, liens…).

La page d'accueil d'Apple avant et après

La page d’accueil a été renouvelée depuis, mais l’effet était saisissant. Cette astuce visuelle venait ainsi confirmer le vieil adage : une interface atteint sa perfection non pas quand on ne peut plus rien ajouter, mais quand on ne peut plus rien retirer.

Sur le même principe, la maison Piaget propose le même effet visuel, mais inversé : tous les éléments de la page disparaissent au bout de quelques secondes à l’exemption de la montre :

La fiche produit de Piaget avant et après

Là encore l’effet est de toute beauté et permet de concentrer toute l’attention sur le produit.

Simple et efficace, tout ce que j’adore !

Univers psychédéliques et immersifs pour Lipton

Saviez-vous que Lipton était une marque plus que centenaire ? Fondée dans les années 1870 par Sir Thomas Johnstone Lipton, cette marque a toujours su mettre en valeur ses valeurs au travers d’interfaces innovantes. Je me souviens ainsi de la page d’accueil de Lipton.com qui proposait de déambuler dans un champ de théiers grâce à une vue subjective qui utilisait de la 3D en temps réel.

Bref, tout ça pour vous dire qu’ils remettent ça avec une série d’animations fractales de toute beauté : Lipton Infinite Trip. Six variétés de thés sont ainsi mises en scène au travers de scènes que l’on découvre en zoomant ou en dézoomant.

Le point de départ de chaque animation est un cercle formé de six triangles (les sachets de thé de la marque sont de forme triangulaire) qui diminue progressivement pour laisser place à une série d’illustrations représentatives de l’origine des feuilles de thé (Sri Lanka, Bombay, Ceylan…). Des animations psychédéliques visuellement très impresionanntes que l’on découvre petit à petit à l’aide de la molette de la souris ou du clavier.

L'univers Sri Lanka de Lipton

Chaque univers reprend donc les codes graphiques de sa destination d’origine ainsi qu’un thème musical. L’impression d’immersion est très forte, mais est surtout très compliquée à expliquer par écrit, je vous engage donc à visiter le site pour vous rendre mieux compte.

L'univers Earl Grey de Lipton

Au final, nous avons une très belle réalisation qui permet d’illustrer les valeurs et l’héritage culturel de la marque sans avoir à montrer un produit très banal (des sachets de thé). Je trouve ces univers particulièrement inspirés et surtout idéals pour perdre 3 minutes au bureau. Vous avez bien 3 minutes à perdre ?

J’imagine qu’il serait possible de faire quelque chose d’équivalent avec une marque de café…

Modules semi-riche pour IWC

L4année dernière j’avais présenté un bel exemple de site à double interface : Avec ou sans Flash ? l’exemple Rolex. Je vous propose de rester dans le monde de l’horlogerie avec le très intéressant site d’IWC. Intéressant pourquoi ? Parce que ce site n’est ni en Flash, ni en HTML. Disons qu’il est entre les deux avec un usage intensif du javascript qui le positionne à mi-chemin entre les interfaces riches et les interfaces traditionnelles. Un compromis hasardeux ? Non pas du tout, plutôt l’avenir du rich commerce.

Tout commence avec une page d’accueil plutôt sobre mais offrant de larges visuels et un carrousel parfaitement intuitif (avec l’indicateur de progression) :

La page d'accueil de IWC

Pas de vidéo ou cinématique, juste de belles photos des produits. Une fois sur la page des collections, vous choisissez une famille dans la gamme et les différents modèles sont présentés dans le menu de navigation. Un survol de la souris affiche les détails essentiels et une photo plus grande :

La page de collection du site IWC

Là encore pas de fioritures, juste ce qu’il faut pour accrocher les internautes et leur délivrer le bon message. Vient ensuite la page produit où l’on retrouve des choses plus ludiques comme le visualisateur de face arrière qui utilise une réglette :

Comparez les faces avant/arrière à l'aide de la réglette

Vous avez également accès à un zoom XXL qui s’ouvre dans une nouvelle fenêtre :

Le zoom XXL sur une montre

Toujours pas de Flash, ni de technologie exotique, simplement la photo en très haute résolution et les fonctions de base.

On retrouve également dans la rubrique « Experiences » des contenus multimédia comme ce diaporama d’ambiance :

Diaporama en N&B sur le site IWC

Au final nous avons donc un site en HTML qui propose néanmoins juste ce qu’il faut d’enrichissement pour améliorer l’expérience des internautes : carrousel, menus dynamiques, info-bulles géantes, zoom XL, diaporama… C’est à mon sens dans cette direction que va le rich commerce : une production maitrisée qui mise tout sur un contenu de qualité. « Maitrisée » car ce site peut entièrement être pris en charge par un outil de gestion de contenu afin d’en faciliter l’évolution et surtout la traduction.

Le fait d’utiliser Flash implique des coûts de production légèrement plus élevés, mais surtout de bien plus grandes difficultés d’évolution et de traduction. Utiliser du javascript peut donc être une solution de repli, mais qui n’est pas parfaite, car ce n’est pas un langage très rigoureux, donc il peut poser des problèmes de compatibilité. Heureusement il existe de nombreux framework javascript (jQuery, Backbase, script.aculo.us…) qui permettent de réaliser toutes sortes de choses très intéressantes (carrousel, glissière, rafraichissements silencieux…). Combiner les possibilités offertes par HTML5 et CSS3 avec du code javascript normalisé semble donc être la combinaison gagnante. Je manque d’exemples pour illustrer mon propos, mais la sortie imminente d’IE9 devrait populariser le recours à des technologies standards pour faire des enrichissements de premier niveau (cf. CSS3 et javascript seront-elles les technologies RIA du future ?).

Mais nous aurons l’occasion d’en reparler…