Le début de la fin du renouveau du commerce en ligne

Dans le monde de l’édition, le terme « marronniers » désigne des sujets qui reviennent régulièrement comme le salaire des cadres ou les prix de l’immobilier. Pour le web, c’est la même chose : nous avons régulièrement droit à la startup qui ambitionne le devenir le nouveau Google / Amazon / Facebook, la technologie révolutionnaire qui va bouleverser le monde ou la fin du commerce en ligne.

Dernièrement, j’ai lu un article très convaincant sur ce thème : The End of The Beginning Of Ecommerce. L’auteur nous y explique que la période de domination des pure players est révolue et que le modèle d’avenir est le brick & mortar. Rien de très nouveau puisqu’on en parlait déjà il y a 10 ans. Sauf que… je capte des signaux à droite et à gauche qui accréditent quand même cette théorie et me font penser que le commerce en ligne tel que nous l’avons connu est en train de disparaitre. Comprenez par là que les habitudes de consommation évoluent et que les pratiques des commerçants s’adaptent en conséquence. L’an dernier j’avais donné une conférence sur les tendances et nouveaux modèles du commerce en ligne. Elles sont toujours d’actualité, mais nous avons maintenant de nouveaux éléments à prendre en compte.

Il y a dans un premier temps l’évolution des réflexes d’achat des internautes :

Il y a ensuite l’intensification des synergies entre les activités marchandes en et hors ligne :

Et il y a enfin la montée en puissance de la distribution de proximité et du secteur des produits frais :

La télécommande d'Amazon pour faire ses courses
La télécommande d’Amazon pour faire ses courses

Nous savions déjà que les services de Drive remportaient un vif succès, mais avec son Dash, Amazon prend une grosse longueur d’avance. Je dois vous avouer que je l’avais pas vu venir.

Nous avons donc d’un côté Fresh et Dash pour les produits de consommation courante, et de l’autre Music, Kindle, Fire, Fire TV… pour les divertissements ; le tout opéré par deux réseaux de distribution ultra-compétitifs (logistique physique et numérique). Aucun doute, Amazon est le maître incontesté du commerce en ligne. Et comme si ça ne suffisait pas, de nouveaux géants sont en train d’émerger, à l’image de Rakuten, Alibaba ou l’allemand Rocket Internet : No longer just a clone factory, Rocket Internet has huge plans for global e-commerce.

Je ne vous ferais pas l’affront de conclure mon article par un « il faut gommer le e du e-commerce », j’essaye simplement de vous expliquer que le commerce en ligne est un domaine extrêmement compétitif où la remise en question permanente est la seule stratégie viable, c’est une question de survie. L’exemple d’Amazon est selon moi emblématique : Amazon n’est pas un opérateur de boutiques en ligne, c’est un simplificateur du quotidien. Tout ce qu’ils vendent peut être trouvé ailleurs, mais ils rendent l’achat de produits du quotidien et de divertissements plus abordables et plus simples. Au final, tous ces débats autour du cross-canal, des magasins connectés…  ne se résument qu’à ça : simplifiez-vous la vie de vos clients ou pas ?

Quand je regarde un projet comme ChicTypes, je me dis que c’est ça le nouveau visage du commerce (en ligne ou pas) : simplifier la vie des clients. À vous de faire votre travail d’introspection et de vous aligner sur cette nouvelle réalité.

Un commentaire pour “Le début de la fin du renouveau du commerce en ligne”

  1. Posté par Les articles publiés sur mes autres blogs en avril 2014 « FredCavazza.net FredCavazza.net a dit : le

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