Vers une standardisation des bannières riches mobiles

Lancée en fin d’année dernière, l’initiative Rich Media Designs for Mobile de Google se présente sous la forme d’une série de gabarits standardisés de formats publicitaires enrichis pour les smartphones et tablettes. Une démarche qui a visiblement reçu le soutien de la profession avec cette distinction récemment acquise : IAB names Google winner of their Mobile Rising Stars contest.

Concrètement il s’agit donc de gabarits de bannières enrichies pour terminaux mobiles. L’idée étant de présenter une bannière classique aux mobinautes qui s’agrandir pour occuper tout l’écran si l’on tape dessus.

Au départ ils ne proposaient que des choses simples, mais de nombreux modèles sont maintenant disponibles : carrousel, galerie, diaporama, coverflow, vue 360°…

Une initiative particulièrement intéressante pour structurer le marché et proposer une offre compétitive face à la très onéreuse iAd de Apple. Pourtant d’autres formats existent comme le Adjitsu proposé Cooliris (Du renouveau des bannières interactives sur les supports tactiles), mais ils sont visiblement plus complexes à produire, notamment à cause des éléments en 3D temps réel.

Après des débuts plus que timides, le marché de la publicité sur mobile est donc en train de se structurer et de monter en puissance (3,3 milliards d’impressions pour le dernier trimestre : Panorama du marché publicitaire mobile Français). Un marché très convoité notamment par Google qui s’est positionné dessus il y a bien longtemps (Google en passe de s’approprier l’internet mobile ?). Ce n’est ainsi pas un hasard si les smartphones tournant sous Android sont les plus grands du marché : sur un écran avec une large surface d’affichage, les bannières paraissent moins intrusives (pratique pour un système d’exploitation dont le modèle économique repose sur le partage des revenus publicitaires). Ne vous étonnez pas non plus des rumeurs d’un iPhone 5 de plus grande taille, la raison doit être la même…

Bref, puisque nous sommes condamnés à devoir supporter les bannières sur nos smartphones, autant qu’elles soient riches et simples à manipuler, d’où l’intérêt des gabarits standardisés. Cela ne règle par contre pas le problème de la bande passante en situation de mobilité. De là à imaginer que les forfaits comptabiliseront à part le trafic en provenance des ad serveurs… il n’y a qu’un pas…

Un commentaire pour “Vers une standardisation des bannières riches mobiles”

  1. Posté par C3m a dit : le

    c’est effectivement l’ère du temps ;)