Archive pour mai 2011

Réalité augmentée, vidéos et vues à 360° sur Facebook pour Oxelo

J’ai déjà eu de nombreuses occasion de vous parler des différentes réalisations de Decathlon et des marques qui gravitent autour (ici, , une autre ici, et une , et puis , et même et enfin ). Je vais continuer cette série avec les dernières réalisations de Oxelo, la marque de sports de glisse du groupe.

Ils avaient l’année dernière mis en ligne un mini-site intéressant pour le Diabolo (un modèle de roller-blade) car il exploitait à la fois la réalité augmentée ainsi qu’une vue à 360° avec des animations interactives pour expliquer le mécanisme de freinage (principal critère de différenciation du produit) :

Les animations interactives du mini-site Oxelo

Un mini-jeu façon Frogger était également proposé pour mettre en scène les rollers dans une situation qui exploite bien l’USP du produit (le système de freinage) :

Le mini-jeu du mini-site d'Oxelo

Ils ont récemment décidé de s’appuyer sur les médias sociaux pour promouvoir et commercialiser leurs produits avec notamment un showroom sur Facebook proposant des vues à 360° des produits :

La vue à 360° des produits sur Facebook

Le social commerce est un vaste sujet qui a déjà été débattu sur mon autre blog (Les pratiques de commerce en ligne sur Facebook gagnent en maturitéLes pratiques de commerce en ligne sur Facebook ou F-commerce gagnent-elles vraiment en maturité ? et Social shopping : Il faut arrêter de se focaliser sur les boutiques Facebook). Cette boutique sur Facebook présente-t-elle un intérêt ? Non et oui. Non, car Facebook est une plateforme encore très restrictive pour y faire du commerce en ligne dans de bonnes conditions. Oui, car ce dont nous parlons n’est pas réellement une boutique en ligne, mais plutôt un showroom où l’on peut découvrir les produits en détail (un module en Flash abusivement placé dans un onglet « Shop« ).

Dans cette configuration, nous pouvons tout à fait envisager une page ciblant une communauté en particulier (ici les pratiquants de glisse urbaine) avec du contenu, des discussions… et un peu de promotion pour les produits. Il y a bien évidemment les photos pour cela, mais si vous avez la possibilité de montrer plus, alors pourquoi s’en priver ? D’autres le font très bien (cf. Des vidéos interactives sur Facebook pour Burberry). D’autant plus si la vente peut se faire dans une « vraie » boutique en ligne avec tous les éléments et techniques d’incitation, réassurance…

Et tant qu’on y est, je ne résiste pas à partager avec vous la dernière vidéo que la marque publie sur YouTube :

Vous pourriez me dire qu’il n’y a rien de très « riche » ou interactif dans cette vidéo. Et je vous répondrais que de belles images sont la base de toute activité commerciale. Et s’il y a une touche d’exotisme en plus… Il ne manque plus qu’une pincée de nudité et c’est le Nirvana !

Marques et distributeurs ne luttent pas à armes égales

Voilà plus de 3 ans que je rédige ce blog. Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais j’y parle essentiellement de ses sites de marques (des producteurs) et très rarement des sites de distributeurs. Pourquoi, car les distributeurs subissent des contraintes que les marques n’ont pas et sont bien (trop) souvent obligé de niveler par le bas la présentation des produits.

Pour les distributeurs, réaliser une boutique riche est ainsi une tâche beaucoup plus complexe que pour les producteurs car les  »généralistes » sont en effet tributaires des marques à la fois pour les visuels et les descriptions des produits. Si une marque n’est pas capable de fournir des photos de qualité (ou des vidéos), le distributeur ne va pas pouvoir faire de miracle. Non seulement il faut avoir les produits à disposition (dans les différentes configurations / coloris), mais il faut également avoir le matériel et le personnel pour réaliser des photos de qualité. Darty le fait par exemple pour les APN mais cela représente un investissement important.

Les maxi zooms financés par Darty

Vente-Privée réalise également ses propres séances de shooting, mais doit avoir pour cela un arrangement avec les marques qui déstockent. Dans le cas précis des APN, les fabricants vont même plus loin, car ils proposent même des présentations détaillées des produits sous forme de démonstrations interactives et autres configurateurs (ici chez Canon) :

La démo interactive sur le site de Canon

De même, les marques maitrisent également bien mieux les descriptions des produits tout comme les caractéristiques techniques. Les descriptions et caractéristiques sont généralement transmises sous forme de fichiers textes à plat qui rendent très compliquée la valorisation des USP et forcent généralement les distributeurs à retravailler ces contenus, ou pas ! Et c’est généralement là que ces derniers sont défavorisés : si la marque fournit des descriptions trop succinctes ou si le tableau de caractéristiques n’est pas bien formaté, ça donne des fiches produits bancales (ici chez MisterGoodDeal, mais rassurez-vous une refonte est en cours) :

Exemple de fiche produit APN chez MisterGoodDeal

Puisque l’on parle des caractéristiques, les distributeurs utilisent généralement des modules de comparaison génériques qui se contentent de listes les caractéristiques. Les marques ont toute la latitude de proposer des tableaux qui mettent en avant les différences ou qui proposent des caractéristiques d’usage plutôt que techniques (ici chez Dyson) :

Tableau de comparaison des caractéristiques d'usage chez Dyson

Dernier point : la mise en page des fiches produit. Autant un distributeur généraliste doit généralement utiliser un gabarit standard pour tous ses produits (ce qui peut poser des problèmes quand la gamme est très large), alors qu’une marque peut formater ses pages produit en fonction de ce qu’elle souhaite mettre en avant. Illustration chez Archiduchesse avec de grandes photos et une toute petite description :

Les fiches produit sur-mesure de Archiduchesse

Bref, pas évident pour un distributeur de valoriser les produits alors qu’il subit de fortes contraintes. Une marque bénéficie naturellement d’une bien plus large liberté pour mettre en scène ses produits et les commercialiser à se guise (quitte à utiliser un showroom et une boutique à tunnel de commande simplifié).

Heureusement tout n’est pas perdu d’avance et certains distributeurs font preuve d’imagination pour se différencier à l’image d’Headict qui utilise des silhouettes pour présenter les produits :

La présentation des produits chez Headict

Même s’il y a de fortes contraintes, les distributeurs peuvent donc avoir recours à des astuces pour se différencier autrement que par les promotions :

  • Utiliser une mise en scène particulière des produits avec des visuels détournés (comme l’exemple ci-dessus) ou des descriptions rigolotes comme chez Petit Zèbre ;
  • Investir dans du matériel semi-pro comme les packshot creator (qui existe en achat mutualisé et en location si je ne dis pas de bêtises) ;
  • Négocier avec les marques pour récupérer des visuels ou contenus bruts et créer des shop-in-shop utilisant des gabarits pré-formatés pour limiter les coûts d’intégration.

Je suis bien conscient qu’opérer une boutique en ligne est un travail de titan et que ce type de raffinements engendre des investissements et demande de l’énergie supplémentaire, mais n’est-ce pas un levier de différenciation efficace pour séduire les internautes sans tomber dans la spirale infernale des promotions ou le référencement payant.

Vaste sujet auquel je ne prétends pas avoir de réponse ultime, mais dont l’adorerais discuter avec vous dans les commentaires…

Des mannequins virtuels toujours plus réalistes avec Styku

Les mannequins virtuels ne sont pas nouveaux, on en parle depuis de nombreuses années. Par contre, ce qui est en train de changer, c’est le niveau de précision. Nous avons ainsi découvert récemment le très impressionnant Fits.me ou les modules de La Redoute ou My Virtual Model. Il semblerait que nous soyons passés au stade supérieur avec Styku, une solution apportant un niveau de réalisme jamais atteint :

Des mannequins virtuels photoréalistes avec Styku

Issu du monde des logiciels de CAO dédié à l’habillement, cette société possède ainsi un savoir-faire incomparable en matière de modélisation des formes et de rendu des tissus. La particularité de cette solution est de proposer un rendu 3D photoréaliste en images, mais également en animation grâce à un moteur physique très performant (sautez directement à 1’27 » pour l’animation) :

Tout ceci est très impressionnant, mais repose sur une captation précise des mensurations à l’aide d’un scanner corporel. C’est ce qui fait la force, mais également la faiblesse de cette solution : les commerçants (ou galeries marchandes) doivent s’équiper en scanners corporels pour pouvoir exploiter pleinement cette fonctionnalité. Correction : les commerçants doivent s’équiper en scanner corporel ET modéliser leurs produits avec l’outil proposé par l’éditeur.

Le fonctionnement de la solution Styku

Implanter des scanners corporels dans des zones commerçantes à forte activité ne devrait pas poser de problème, cela devrait même permettre de créer de l’animation, mais risque de limiter l’adoption de la solution. Aussi impressionnantes que soit les démos, il y a donc un revers à la médaille…

Ils sont visiblement en train de finaliser une solution alternative baptisée UFoto qui permettrait aux utilisateurs de se créer un avatar à partir d’une série de photos (l’application en extrapolerait vos dimensions). Pour le moment cette application n’est pas disponible, donc impossible d’en tester la précision.

(via Fast Company)