Archive pour mars 2010

Sonorisation de l’interface et assistant au choix pour Decathlon

Ce n’est pas la première fois que je vous parle de Décathlon car c’est un site que j’aime beaucoup. Je vous propose ce soir de découvrir le nouvel espace Running qui bénéficie d’un traitement particulier notamment au niveau de la sonorisation de l’interface :

La page d'accueil de la section Running de Decathlon

La page d'accueil de la section Running de Décathlon

Tous les éléments de l’interface sont associés à des retours sonores (blip, bloup, tic…) qui donnent du relief à cette page et permettent de rythmer la découverte de la page « à tâtons » (en baladant la souris sur l’écran). Il y a un côté très ludique dans cet écran qui me fait penser aux interfaces des jeux vidéo (qui font un usage systématique des retours sonores).

Cette section propose également un assistant au choix très sympa :

L'assistant au choix de Decathlon Running

L'assistant au choix de Décathlon Running

Des réglettes permettent d’activer des filtres et de réduire la liste de résultats de produits. Simple mais bien réalisé car les boutons et tirettes ont un volume suffisant pour donner envie de les tripoter.

Notez que l’on retrouve le même interface dans l’espace Carpe (ou plutôt « pêche », non ?).

Avec ou sans Flash ? l’exemple Rolex

Normalement si vous lisez ce blog c’est que vous pensez que les interfaces riches ont leur intérêt sur un site marchand. OK, mais que se passe-t-il quand Flash n’est pas disponible ? Je ne suis pas en train de vous parler des puristes qui refusent tout plug-in ou des pauvres employés obligés de surfer sur le web avec une vieille d’IE sans Flash imposée par leur DSI, mais plutôt d’une mise à jour qui se passe mal ou d’un test de détection qui ne fonctionne pas comme prévu. Bref, que se passe-t-il quand vous ne pouvez plus utiliser Flash alors que cela fait des années que l’image du marque et la valorisation des produits reposent sur des animations, de la vidéo ou du son ? C’est la catastrophe !

Heureusement certains éditeurs zélés pensent à tout et prévoient une version HTML. C’est le cas de Rolex qui nous propose un site double (HTML et Flash) au contenu et à l’expérience quasi-identique. Illustration avec la page d’accueil :

La page d'accueil de Rolex en Flash

La page d'accueil de Rolex en Flash

De larges visuels et un défilement horizontal pour les têtes de rubrique, exactement comme la version HTML :

La page d'accueil de Rolex en HTML

La page d'accueil de Rolex en HTML

Idem pour les pages de contenu comme ici une rubrique sur l’expédition du sous-marin Trieste à plus de 10.000 mètres en 1960 :

Une page de contenu en Flash sur le site de Rolex

Une page de contenu en Flash sur le site de Rolex

Une vidéo en plein écran et du son pour poser l’ambiance, forcément absents de la version HTML mais qui propose toute de même des visuels et contenus identiques :

Une page de contenu en HTML sur le site de Rolex

Une page de contenu en HTML sur le site de Rolex

Pour finir je vous propose cette page produit :

Une page produit en Flash sur le site de Rolex

Une page produit en Flash sur le site de Rolex

Toujours un large visuel et une navigation locale sous forme de frise en bas de page avec un effet loupe, que l’on ne retrouve pas sur la version HTML mais dont la mise en page est encore une fois la même :

Une page produit en HTML sur le site de Rolex

Une page produit en HTML sur le site de Rolex

Que faut-il retenir de ce site ? Que les Suisses ont bien fait les choses, certes, Mais que Flash n’est pas nécessaire pour raconter une belle histoire ou pour valoriser un produit. Cette technologie (ou une autre) apporte un avantage indéniable (comme sur le page de contenu) pour un sentiment d’immersion plus prononcé mais qu’il ne faut pas faire reposer un site uniquement dessus.

Plus je navigue sur ce site et plus je me dis qu’il a été conçu en HTML et enrichi par la suite avec du Flash, juste ce qu’il faut pour ajouter une pointe d’interactivité et d’ambiance tout en maintenant une expérience cohérente entre les eux versions. C’est assurément une bonne pratique que je recommande à tous.

Voici l’enseignement que je pourrais en retirer : Si vous n’êtes pas capable de raconter une belle histoire ou de valoriser un produit avec du texte et des images alors il faut revoir votre copie. Vous aurez tout le loisir après coup de proposer une expérience plus riche et immersive mais cette étape préalable me semble indispensable pour ne pas confondre outils et moyens.