Archive pour décembre 2009

Optimisation du référencement pour les contenus Flash et Ajax, à quoi bon ?

Voilà un petit moment que traine dans mon calepin un projet d’article parlant de l’optimisation du référencement de contenus Flash et Ajax. Il faut dire que le sujet n’est pas tout neuf (on en parle depuis des années) et que les grands de ce monde s’en sont déjà préoccupés (Adobe collabore avec Google et Yahoo! pour améliorer l’indexation de Flash).

Dernièrement il y a eu des propositions et des améliorations techniques pour mieux indexer ces fameux contenus RIA : A proposal for making AJAX crawlable (traduction et interprétation en français : Google propose une méthode pour le référencement des sites AJAX) et Adobe Flash vs. Search Engine Optimization. En synthèse : Google est capable de référencer une partie des contenus textuels en Flash ou Ajax.

OK, on est content pour eux.

Pourquoi s’en soucier ? Après tout on ne fait pas un site en Flash ou en Ajax. Ce débat est à mon sens complètement superflu dans la mesure où la seule technologie viable pour faire un site est le HTML, l’astuce est de l’enrichir avec des contenus Flash / Ajax / Silverlight / 3D…

Dans un contexte de commerce en ligne, le référencement (naturel, optimisé ou payant) est un impératif. Améliorer la mise en scène des produits, fluidifier le parcours-client et favoriser l’immersion des internautes dans l’univers de marque sont aussi des objectifs primordiaux. Et ils ne devraient pas rentrer en conflit. Voilà pourquoi la seule technologie à envisager pour créer votre boutique en ligne est et restera le HTML. Ou du moins, c’est la technologie à adopter pour les pages que vous souhaitez réellement référencer : pages produit et pages de catégorie. Le reste des pages de votre site (accueil, recherche…) ne sont pas réellement intéressantes, c’est à dire critique pour votre activité.

Bien évidement rien ne vous empêche de créer des bannières ou des mini-sites évènementiels tout en Flash, mais l’effort de référencement ne doit pas être porté sur ces contenus périphériques.

La bonne pratique consiste donc à insérer des modules riches dans des pages HTML :

  • Carrousel, sélecteur, cinématique… pour la page d’accueil ;
  • Assistant, comparateur… pour les pages de catégorie ;
  • Filtres et tris dynamiques avec rafraichissements silencieux pour les pages de recherche ;
  • Démonstrateur, émulateur, configurateur, zoom et vues 360° / 3D pour les fiches produit.

Tous ces modules sont des blocs opaques aux “yeux” des robots chargés de parcourir les pages, mais le contenu est lui parfaitement visible et accessible selon un parcours client “pauvre” (sans avoir recours à ces modules).

Donc en résumer : À quoi bon référencer un configurateur ? (d’où le titre du billet)

Navandising, le merchandising appliqué à la navigation

J’ai toujours été fan des menus de navigation surdimensionné et du coup je suis tout à fait en phase avec le dernier article du blog de Get Elastic : Navandising: Merchandising in Navigation. L’idée est d’appliquer des techniques de merchandising (mise en avant de produits) aux menus de navigation. Bon par contre ça ne s’applique qu’aux boutiques proposant des panneaux de navigation suffisamment grands pour pouvoir y insérer des blocs.

L’auteur de l’article cite ainsi American Eagle (que l’on ne présente plus) :

Le merchandising des menus de navigation chez American Eagle

Le merchandising des menus de navigation chez American Eagle

Mais on peut également découvrir le site de Moosejaw :

Les encarts sur la navigation de Moosejaw

Les encarts sur la navigation de Moosejaw

À ces deux exemples je rajouterais ceux de Electronic Arts :

Mise en avant de produit chez EA.com

Mise en avant de produit chez EA.com

De même que le site de Sony :

Catégorisation avantageuse chez Sony.fr

Catégorisation avantageuse chez Sony.fr

Et enfin le site de Yves Rocher :

Les panneaux de navigation du site de Yvers Rocher

Les panneaux de navigation du site de Yvers Rocher

Une très bonne idée, que se soit pour mieux guider les internautes ou pour mettre en avant des produits. Si vous connaissez d’autres exemples, merci de laisser les URLs en commentaire.

Immersion et magazine en ligne pour la Panamera de Porsche

Vous avez forcément entendu parler de la Panamera, le nouveau modèle 4 places de Porsche. Je vous propose aujourd’hui de découvrir le mini-site qui va avec la voiture. Premières impressions : ce mini-site ne ressemble à aucun autre (un peu comme la voiture d’ailleurs). La page d’accueil propose ainsi un embranchement entre la découverte du modèle ou le magazine dédié :

La page d'accueil du site de la Panamera

La page d'accueil du site de la Panamera

En optant pour la découverte du modèle, vous arrivez sur un cube en 3D composés de couches de contenus :

L'accès aux contenus au travers des éditions en cube 3D

L'accès aux contenus au travers des éditions en cube 3D

Le cube change de perspective selon les déplacements de la souris. Un clic sur une case vous permet d’en dévoiler le contenu (ici la vue à 360°) :

La vue à 360° de la Panamera

La vue à 360° de la Panamera

Vous avez également la possibilité de naviguer dans les contenus en fonction de leur lieu géographique (je ne vois pas trop l’intérêt) :

La vue géographique des contenus

La vue géographique des contenus

De même, vous pouvez “vivre l’expérience” de la Panamera selon la chronologie de sa génèse :

La mosaïque chronologique de la Panamera

La mosaïque chronologique de la Panamera

Il y a finalement la fameuse vue “Magazine” du début qui est assez proche de la mosaïque vu ci-dessus :

Le magazine en ligne de la Panamera

Le magazine en ligne de la Panamera

J’imagine qu’ils ont choisi un fond noir parce que ça fiat plus classe (ils manquent de finesse sur ce coup là).

Au final nous avons un site singulier qui favorise une découverte empirique des contenus. Empirique est ici un euphémisme pour décrire un mode de navigation complètement aléatoire où l’on saute d’un contenu à l’autre. Pourquoi pas… si le tout n’était pas si lent à charger.