Différentes interfaces riches pour différentes fonctions

Voilà un certain temps que je publie des exemples d’interfaces riches appliquées au e-commerce sur ce blog, mais je me rends compte que je n’ai jamais réellement pris le temps de bien définir les différentes types d’interfaces. Différents types ? Mais oui enfin, car le rich commerce est avant tout une histoire de modules : Il serait suicidaire de concevoir une boutique entièrement en Flash (quoi que certains s’y risquent encore), la tendance est plus à l’enrichissement des interfaces ou plutôt d’éléments d’interfaces.

Mon raisonnement est le suivant : à chacune des étapes du cycle d’achat correspondent des types de modules marchands « riches ». Ceci est synthétisé dans le schéma suivant où les types de modules sont répartis sur les différentes étapes :

Les étapes du cycle d'achat
Les étapes du cycle d'achat

Chacun de ces modules remplit une fonction bien précise et n’est pertinent qu’à une étape donnée du processus.

Mais il est également possible de regrouper les modules marchands en familles : Accès (pour amener l’internaute jusqu’à la fiche produit), Aide au choix (pour le guider dans sa décision), Mise en scène (des produits / services), manipulation et transaction.

Les types d'interfaces riches
Les familles de modules marchands enrichis

Voilà, nous avons maintenant une classification exhaustive des différents types de modules marchands enrichis. Ceci pourrait nous servir de glossaire car j’ai un peu tendance à jargonner dans ce blog.

Si vous voyez d’autres types de modules ou de familles, n’hésitez pas à vous manifester dans les commentaires.

9 commentaires pour “Différentes interfaces riches pour différentes fonctions”

  1. Posté par Llib Etag a dit : le

    Optimiser les actes d’achats est important, mais quand verra-t-on une appli web (un site internet) s’adapter à un segment d’utilisateurs ? c’est faisable et pourtant personne ne le propose.

    Je n’aime pas la dénomination de web 2 … ni web 3, c’est vraiment foireux; enfin, le futur d’une application web est sans doute d’avoir une expérience centrée utilisateur : être totalement adaptable vis à vis de son utilisateur.
    Vous allez dire, sans doute, que ça existe dèja; oui mais c’est dérisoire, on peut faire mieux, il y aura mieux, il faut que ça soit mieux.

    Un jour, le consommateur s’appropriera le contenu qu’il consomme, aujourd’hui il ne peut que le produire … (il s’en empare qu’à moitié et encore en étant gentil [99% des utilisateurs suivent, ils ne pensent pas, ils ne peuvent savoir ce qui est faisable] ).
    Si vous avez des sites de ventes en ligne choisissez les bons prestataires, Agiles, maîtrisant les technologies Ruby et Rails (RoR sera mûr en France dans 3 ans, c’est un investissement à moyen terme), ayant des envies de challenges et dont les limites n’ont que la définition de vos besoins; il se cache parfois derrière une entreprise inconnu, quelque chose qui est ce que la France attend, des visionnaires, pragmatiques capables de devancer les grands sans pour autant vous demander le graal financier;

    Ghandi aimait à dire : « La force n’est rien par rapport à une invincible volonté », certes il est mort et au final son oeuvre fût restreinte mais il a laissé l’idée qu’un monde meilleur était envisageable et réalisable.

    Sachez que la France a du pétrole intellectuel et en plus, elle a les usines pour le raffiner mais pourtant on aurai l’impression que la production est presque nulle (en France certaines écoles d’info valent beaucoup plus qu’aux USA, Stanford ou Berkley n’arrive pas à la cheville de ces écoles, c’est la french touch, la joaillerie informatique française, oups …).

    Ps: Pourrais-tu faire une série d’articles définissant chacun des modules que tu présentes, j’aimerai, et peut être d’autres que moi, comprendre ta pensée, indirectement ta vision (ton explication est comme la partie immergée d’un iceberg, ça donne envie mais je reste sur ma faim).

  2. Posté par Frédéric CAVAZZA a dit : le

    @ Llib > Merci pour ce long commentaire. Oui ça pourrait être intéressant de faire un focus sur chacun de ces modules. Je via sy réflechir…

    /Fred

  3. Posté par Llib Etag a dit : le

    @CAVAZZA > Oui, j’ai tendance a écrire des rapports plus que des commentaires concis. Enfin, c’est un plaisir … j’essaierai de n’écrire que 5 max lignes dorénavant.

    /Llib

  4. Posté par Daniel a dit : le

    un vrai probleme du e-commerce c’est que moins de 10% des internautes suivent ce cycle dans cet ordre

    90% commencent en plein milieu… il faut donc prévoir des fonctionnalités et inferface qui résument ce qui a été raté auparavant et qui est probablement nécessaire à l’acte d achat…

  5. Posté par Llib Etag a dit : le

    Par définition, l’internaute ne considère pas sa démarche comme réfléchi

    (et si des personnes me contredisent, je leur parlerai marketing et neurologie avec plaisir et précision)

    mais bien au contraire comme celle de quelqu’un qui parcours une rue : quand il n’a pas l’habitude, il cherchera naturellement son chemin (son information), quand il connaît, il sait ou aller (et peu importe là ou il arrive, il connais le chemin),
    =>
    le fait de prendre le cycle au milieu est un problème pour une fraction d’utilisateur, les autres connaissent le chemin et trouverons l’info.

    Mais dans la conception de son cycle d’achat, un shop doit intégrer une logique commune aux habitués et aux nouveaux = UN CYCLE QUI S’ADAPTE.

    En somme, serais-t-il intéressant de concevoir plusieurs logiques se combinant et pouvant s’adapté a un profil ?

    Dans ce post, j’ai déjà parlé du futur ergonomique du web, certain parle déjà d’expérience centrée utilisateur mais je crois que c’est surtout l’émergence de la nouvelle génération d’applications, celles ou « l’utilisateur s’approprie le contenu » ou « le contenu s’adapte à l’utilisateur », dans tout les cas, il est important de savoir que d’ici peu, il sera possible de générer des vues adaptées à chaque utilisateur, ou plutôt à chaque segment d’utilisateur.

    Mon pseudo anagramme ne témoigne pas d’une revendication mais simplement de la volonté de vous provoquer.

    @CAVAZZA > pardonne moi je n’ai pu résisté à écrire un pamphlet, quelque chose d’un peu trop long … blogger c’est aussi un peu ça, s’exprimer sans pour autant méditer son texte pendant 3 jours, si ca te gène just tell me and i won’t hurt you more.

    . Fred penses-tu qu’il serai utile à une application de s’adapter à son utilisateur ???
    . Penses-tu qu’un ecommerce aurai une augmentation de ses bénéfices avec un tel système ???
    . Penses-tu qu’il est possible de créer de telles applications ?
    . Si j’avais une solution partielle mais efficace, serais-tu intéressé ?

    @Daniel > ton application doit savoir dans quel partie du cycle d’achat l’utilisateur arrive … en fait le problème est plutôt d’où vient ton utilisateur, ceci pourrai singulièrement te renseigner sur sa nature, donc induire, dans ton appli, une adaptation des actions et des vues a fournir …

    L’habit ne fait pas le moine et le politicien parle plus qu’il ne fait.

    D’ou viens-tu ? (liens sponso, pub, article de blog ………….)
    Sur quelle page web es-tu arrivé ? (index, article n.333, FAQ, ….)
    Es-tu déjà venu ici ? (log, cooki, session, ….)
    Voici les 3 questions qui peuvent aiguiller ton raisonnement pour affiner ta logique de vente.

  6. Posté par Frédéric CAVAZZA a dit : le

    @ Llib Etag > Un cycle qui s’adapte = oui mais attention à ne pas tomber dans le travers des solutions de personnalisation 1to1 qui sont très lourdes à mettre en place et dont l’efficacité est encore à prouver (impact sur le taux de transfo.).

    Sinon l’idée d’une applicatin qui s’adpate c’est un peu le m^eme principe que l’interface floue, non ?

    Sinon je suis persuadé que la question « D’où viens-tu » est primordiale. Et pas seulement le clic précédent mais également ceux en N-2, -3, -4… Il me semble qu’une solution du nom de « clic stream » proposait ça. Sinon il y a toujours les cookies de Wunderloop…

    /Fred

  7. Posté par Llib Etag a dit : le

    @CAVAZZA > Les interfaces floues sont un jolie concept, peut être un peu trop visionnaire quoi que très intéressant; merci pour l’info.

    1) Admettons qu’il existe prochainement un moteur Javascript de distribution du contenu selon l’appartenance de l’utilisateur à tel ou tel segment.

    Ce moteur JS fonctionne juste entre le rendu (les vues, le client) et les actions (fonctions) côté serveurs. En fait, c’est une chose simple qui construit le layout différemment selon l’utilisateur.

    2) Admettons qu’en plus il soit développé, en parallèle, un réseau neuronal (ou génétique, bref un truc qui apprend et s’adapte selon certains paramètres) afin d’améliorer la distribution du contenu.

    => 1) + 2) te permettent de simuler la notion d’interface floue …, non ?
    Certes ce mécanisme est imparfait mais avec le temps, le réseau neuronal te permet d’obtenir quelque chose de plus en plus pertinent.

  8. Posté par FredCavazza.net > Etat de l’art des interfaces riches a dit : le

    […] Les sites de commerce en ligne font ainsi un usage quasi-systématique des interfaces riches : Différentes interfaces riches pour différentes fonctions. Les interfaces riches appliquées au commerce en ligneLa question à laquelle vous devez donc […]

  9. Posté par Etat de l’art des interfaces riches | ME a dit : le

    […] Autant il ya quelques années la question avait son importance, autant maintenant les interfaces riches sont partout, sous la forme de modules enrichis exploitant différentes technologies (javascript, Flash…). Les sites de commerce en ligne font ainsi un usage quasi-systématique des interfaces riches : Différentes interfaces riches pour différentes fonctions. […]